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Poème partagé par darmonel – création poétique en ligne
Dès l’aube grimpante des portes du crépuscule
Quand la torche éternelle régresse dans son éclat
Un sombre boulevard pousse la vie au recul
Donnant par sa présence cet immense calme platLe ciel se dégrade des célestes faveurs
Au profit des nuages comme une vague de gris
En poussant l’aquarelle des peintures en couleurs
Pour le dôme volant, aux teintes de la nuitAigris par sa minceur, comme un vase échancré
Deux fosses retranchées au dessus des mâchoires
Les prunelles revêtues d’un voile d’opacité
Rebutent le vécu d’un regard trop noirAlors cette ombre sale à la froide posture
Se plante à la lucarne d’une modique demeure
Trop perdu de l’aimée, d’une profonde blessure
C’est un spectre de failles au chagrin dans le cœurUn brun glaise menu revêt en peau d’écaille
Ses veines étendues à son corps déformé
Du buste recourbé, une barbe en broussaille
Tranche à la flétrissure de sa peau lézardéD’un souffle étriqué, son torse s’époumone
A vouloir redresser ses jambes faiblissant:
Que les diables et les saints, de grâce lui jalonne
Ses échasses affaiblies dans son pas chancelantDes mille mots de peste crachés comme un venin
D’une voix murmurant les pléiades du néant
Accoudé du bras gauche contre un meuble de pin
Sa main droite caresse ,un cadre aux bords argentIl verse quelques larmes aux moulures oblongues
Ainsi qu’à son amour prisonnière du papier
Aussi sur que parfois certaines nuits sont longues
L’aube fini toujours, par un temps se leverLe c?t? sombre fait partie de moi, m?me si je d?cide de le fuir. BM
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