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Poème partagé par claude – création poétique en ligne
Sempiternel hôtel aux miasmes escomptés
A ce bar appuyé des filles à ravir
Se vendant pour des hauts en dentelles comptées
Ou des Nivaquines moussant Three Horses Beer.Au sud Vohipato où sévit malaria,
Autres emphysèmes plus douces qu’anophèles,
Paludisme banal plus encore que parias
Disant des : « Je t’aime » à des belles qui vêlent.Alors une à une s’allument les lucioles
D’un néant surgissant comme un baume dans l’âme ;
Dépendu de la lune et tranché au laguiole,
L’Infâme encore gisant invective la Femme.L’amour tout argenté suppléant la rapine,
Rire désargenté n’aspirant plus à rien
Ca tourne infiniment et les sens vaticinent
Dans sa bouche sans dent, sur ses mots purpurins.Coassant à frémir dedans la nuit sans tain
Plus sombre que toison où reposent des mains
En vague repentir d’un incertain désir,
Absence de vie s’effaçant dans un rire.Comme un sexe forcé pas encore abusé
Sur de trop bas lisiers, aux abords des lisières,
Dans la nuit déjetée aux jupes relevées,
Il ouvre le clavier de son piano misère.Ca breloque bémols et suinte du dièse
Déglutis au jugé sans table d’harmonie,
Se répand, s’envole dans tous les diocèses
Aux lueurs jetées finissant en orgie.L’Aria, ce vers courant luisant de par le monde,
Fige les fatigues qui ainsi prennent fin
Comme liqueur forte dans les gorges immondes
Et plus assoiffées de Bach que de catins.Frissons en mesure sur des peaux trop frottées
Variant le rythme des corps abandonnés
Quand les Variations à l’envie varient,
Que les notes filent devant les yeux chassieux.Touffeur oubliée comme la pauvreté,
Couvertes ensemble dessous le ton monté
Par un motif tremblé à l’extrême clavier
Quand tout Goldberg semble murmurer la Beauté.Tout va désaccordé, et le tempo se brise
Quand la note acquise, éteint la mélodie :
Vie nauséeuse, débraillée en sa mise
Eructe miteuse, un soleil noir maudit.Ce seront d’autres jours et infidélités,
Des scories mises au ban de leurs histoires ;
Pourtant tout alentour un Air fut écouté
A jamais épié par les vies illusoires.
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