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Poème partagé par ethiel – création poétique en ligne
Ô voyez-vous ma douce, ô ma chère et si tendre,
Ma passion dévorante affamée par vos mots
Se nourrit d’une envie qui ne sait plus attendre,
L’instant pour vous étendre, et croquer tant de maux…Soudain tout me revient, affleure à la surface
De ma mémoire avide emplie de vos secrets,
Gardant de vos baisers le piment et l’audace,
Puis l’eau tiède à la bouche, où les feux sont sacrés…Griffez comme hier, partout mon l’épiderme,
Signant de vos raisons le nom d’un seul aveux,
Quand j’étanchais vos seins, puis baignais chaque germe,
Pour dresser leurs bourgeons, comme ailleurs vos cheveux….Combien vous sublimiez le front noir de nos guerres,
Quand vous abandonniez soudain vos garde-fous,
Puis enterriez la hache aux confins de nos terres,
Pour caresser la mort, tombant d’un désir fou…Ô si vous saviez là combien dans votre perte
Vous étiez ma Victoire emportée sur les tors,
Les remords d’une vie qui parfois déconcerte,
Nouant de fils amers, tant d’horizons retors…Avez-vous conservé, marqué dessus vos hanches
Le collier de mes bras fiévreux qui retenaient
Ce besoin d’en glisser comme autant d’avalanches,
Comme autant de frissons, que nos corps promenaient…Revoyez-vous parfois, comme aux cieux cette lune,
La vision d’un mirage élevé sur le sel
D’une source émotive irriguant notre dune
Dévoyée puis séchée, d’un souffle universel…Bien sûr ma Victoria, sous une autre chandelle,
J’ai brûlé ma pâleur et rougit d’un mentor
Qui dégrafait l’affront de mon âme infidèle,
Vous oubliant parfois, contre un charmant Victor…Bien sûr que j’ai marché les pieds nus sur la braise,
Et noirci mon esprit quand mon dos se cambrait
Pour lui demander grâce, et la mer qui apaise,
Cette lave en fusion qu’en moi je célébrais…Mais je n’ai pourtant pas, sachez de moi ma belle,
Muselé cette ardeur qui de vous n’en démord,
Ni tous les francs-parlers d’une langue rebelle,
Hurlant tout le plaisir, qui vous pince et me mord…Non je n’ai jamais pu, parcourant votre page,
Chasser une virgule en préférant ce point
Qui clôture un récit et referme un ouvrage
Rempli de nostalgie, serrant un autre poing…Non je n’ai jamais su résister à vos charmes
Me perdant sur le champs, dans votre intimité,
Toujours plus désarmée, sinon qu’armée de larmes
Ou d’un rire en éclats, pour seule hostilité…Mais je suis contresens, à votre paradoxe,
Vous le clamiez naguère en jetant votre écrit,
D’un cri me percutant plus droit qu’un gant de boxe,
C’est pourquoi je réponds, où vous l’aviez proscrit…Et voyez-vous ma douce, en mon âme inconsciente,
Toute en effervescence, en pleine ébullition,
Tout en aimant Victor, pourtant je m’impatiente,
A l’idée d’emprunter… votre contradiction…
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