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Poème partagé par Selenia – création poétique en ligne
J’ai trouvé il y a quelque temps déjà que la façon dont évoluent le monde, la civilisation, l’humanité …. faisait grincer des dents – que tout cela pouvait sembler un mauvais rêve – que peut être tout s’arrangerait (les pluies acides, les gaz à effet de serre, les manipulations génétiques, les délocalisations, le tourisme sexuel, les hakers, les atteintes à la vie privée, les crises boursières, la précarité, les indignés, les sans domicile, les menaces pesant sur la biodiversité, génocides et massacres … ) pêle mêle quoi … les dernières manifestations du progrès de l’humanité – eh bien non
C’est comme dans les contes de fées où des magiciens n’arrivent plus à maîtriser les forces qu’ils ont libérées – aujourd’hui l’humanité n’est plus capable d’arrêter ses « progrès » – il est vrai que tout ce que l’homme a découvert même d’effrayant il a toujours fini par le mettre en œuvre … brrrr … alors bas les masques …
MASCARADE
Terre ma mère première
Entre l’effet de serre
Et l’hiver nucléaire
Et cette humanité grégaire
Et rongée de misère
D’attentats coups d’état
Et menaces de guerre
Planète infime où je me terre
Au fond de l’infini
Parmi les galaxies
Qu’ont fait les dieux de toi
Contorsionnistes envoûteurs
Funambules et prestidigitateurs
Une orange pourrie
Volcan en éruption
Une source tarieEt dégoupillée
La grenade est lancée
Egrenant les secondes
Voici des cris des hallalis
Venus du bout du monde
Voici qu’aux soirs de sérénade
Succèdent des bruits de canonnades
Il s’approche ce sourd grondement
Raz-de-marée venu du fond des tempsTrès tôt les magiciens en foule sont venus
De strass et pacotilles revêtus
Et dans leurs mains ils t’ont tenue
Comme ce joli fruit qu’on disait défendu
Car tu brillais si bleue depuis des millénaires
Evoluais si bien du primaire au tertiaire
Passant des chauds climats aux périodes glaciaires
Secrètement lovée dans ta douce atmosphèreIls ont fait fuir les fées
Sur ton berceau penchées
Médecins fous et savants divagants
Et dispersé au loin déserts et océans
Changeant l’odeur de nos vies de nos vents
Et souillant les couleurs de nos anciens printempsEt te voici par eux lancée dans l’infini
Projection formidable parmi les galaxies
Rien qu’un grain de poussière en cette éternité
Aux mains de ces jongleurs petit jouet usé
Planète terre où jadis je suis née
A quoi ressemblera demain
Le matin de ces magiciensDépôt SCAM
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