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Poème partagé par StJust – création poétique en ligne
NOYADE DOUTEUSE…. ( 3 ème partie )
…
Un an plus tard, dans un petit village du Québec.
Un taxi dépose une dame devant une maison isolée.
Sur une plaque : » Jean Blanchard, Magicien-Illusionniste « .
La dame sonne et la porte s’entrouvre…..Quelques instants plus tard, une conversation s’engage…
…
– Cette séparation était indispensable,
Outrepasser cela, devenait suicidaire,
Aucun contact, aucun, pas même épistolaire,
Il fallait à tout prix sembler irréprochables.Pour ma part, je n’ai rien changé à ma conduite.
J’ai gardé mon travail, je n’ai rien dépensé,
Je n’ai pas voyagé, je n’ai pas fait d’excès,
Et mes activités n’ont pas été réduites.– Il est bon d’avoir su nous tenir éloignés.
Entre nous l’océan, des centaines de miles,
M’ont séparé de toi et de ton domicile.
Et chaque précautions, ont toutes été soignées.Souvent je me suis dit, qu’au moins une ou deux fois
Nous aurions pu nous voir, par exemple en Espagne,
Du côté du Léon au milieu des montagnes.
Qui se serait douté ?… On hésite parfois….– Jamais, au grand jamais il ne fallait enfreindre,
Notre plan établi dès le départ pourtant,
On pouvait se trahir rien qu’en se contactant,
C’était dur, on l’a fait, il fallait s’y astreindre.Notre crime est parfait, » c’est un simple accident »
Tous en sont convaincus. Il eut été dommage,
De risquer tout gâcher, créer des commérages,
En tentant de se voir, on risquait l’incident.Maintenant qui pourrait seulement nous confondre,
D’avoir tué mon ex, sans indices, sans rien ?…
Qui peut imaginer quel en fût le moyen ?…
Sans un coup, sans poison, qui donc pourrait répondre ?..Il eut fallu savoir, qu’étant illusionniste,
Tu faisais très souvent parmi tes numéros,
Le plus connu qui fit d’Houdini un héros ,
Et que tu maîtrisais, en bon perfectionniste.– C’est vrai, mais toutefois, pour quelqu’un qui débute
Il suffit pour cela d’être fort en apnée,
Plongé dans l’aquarium, rempli d’eau, enchaîné,
Couvercle refermé, on a quelques minutes…Je savais ton mari, fanfaron, prétentieux,
Et qu’en le titillant sur ses capacités,
A ne pouvoir tenir longtemps, par vanité,
Il voudrait me prouver qu’il était audacieux.Je l’ai donc pris au mot, tout était préparé,
Et je lui ai montré comment pour les menottes,
Et les chaînes on faisait, afin qu’il se les ôte.
Après quelques essais, il s’est dit prêt, paré.Et lorsqu’il a plongé, j’ai fermé le couvercle,
Tout s’est très bien passé, quand il s’est détaché,
Il semblait rayonnant, soudain tout s’est gâché,
Il a réalisé… c’était la fin du cercle.Je l’ai vu s’affoler, tenter de se débattre,
Il était enfermé, ses efforts étaient vains .
Le verre est épais, il le frappait, soudain,
Il cessa de bouger, son cœur cessa de battre.– C’était de l’eau de mer, il s’est noyé dedans !…
Il a fallu du temps pour ce grand remplissage,
C’était pour l’autopsie, envoyer un message :
Cet homme est mort noyé, noyé dans l’océan !…Et pour me disculper, pour mieux être crédible,
J’ai donc, tout raconté, le comment de sa mort,
Plus je l’ai détaillée, sans le moindre remords,
Moins on me soupçonnait, plus ç’en était risible !…Un assassin qui vient vous raconter son crime,
Qui vient pour expliquer comment il l’a commis,
Et plus il vous le dit, plus tous semblent surpris,
De moins en moins suspect et l’innocence en prime !……
StJust ( Joël Gauthier ) 11.10.14
🪶 Signature de la plumeLa poésie ne souffre ni l'à peu-prés, ni la médiocrité. Seule la recherche de la perfection doit nous animer dans ce domaine. Il faut donc être impitoyable avec ses propres écrits et ne rien se laisser passer. Il y a toujours un moyen de corriger une erreur, une mauvaise rime, une mauvaise tournure.
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