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Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
Novembre , Killarney
Une pluie fine tombe sur la ville ,
De la vitre embuée de son wagon
L’homme apercevait parfois les tuiles
Grises devenues jades des petites maisons.En quittant la gare sous son parapluie gris vert
Il héla un taxi, il demanda au chauffeur
De le conduire à la périphérie , l’hiver
Commençait tôt donnant aux âmes une mortelle fadeur.Il arriva devant une petite chaumière,
Son jardin commençait à s’endormir
Du brun apparaissait prés des rosiers.
Il frappa à la porte, un homme lui ouvrit.– » Vous êtes le père de Daniel ,
Je suis heureux de vous rencontrer »– » Je peux poser mon parapluie, il est tout mouillé
L’ Hiver commence tôt à Killarney. »– » L’hiver est dans nos cœurs Monsieur Douglas
Je vais faire un café, installez vous.
Un café chaud; rien de tel pour briser la glace. »– » Je viens de perdre mon épouse, un cancer
J’espère ne plus revoir les allées d’un cimetière
Vous avez des nouvelles de mon fils ? »– » Appelez moi Stevens, je suis le père de Shea
Ma tendre fille qui a accompagné votre fils ,
Tous deux ont disparu le printemps dernier hélas,
Deux semaines de recherche sans indices.
Voilà que le mois dernier une corneille vint frapper à ma fenêtre,
Il était encore le petit matin, je me lève pour chasser la bête
Quand je vis une lettre dans son bec,
L’oiseau la pose sur le bord et s’envole à tire d’ailes ,
Je vais la lire devant vous, elle est destinée à nous deux »Cher Papa c’est Shea qui t’écris
Pardonne moi je ne reviendrai pas à Killarney
Il ne me reste que quelques heures à vivre dans ce monde
J’ai rencontré l’Amour, j’aime ce jeune américain Daniel,
Il m’aime également, nous allons rester à Brigadoon.
Je voulais m’enfuir de ce village hors du temps,
Mais la Raison , la force de son amour ont tout bouleversé,
Je pars pour ce voyage de cent ans,
Cent ans au Pays des fées.
Brigadoon est un refuge pour les amoureux,
Il protège les innocents des méchants,
Il protégera je te l’assure mes enfants,
Le monde est folie , destruction, peut être qu’un jour
Killarney aura à souffre des maux de ce monde,
Mais Brigadoon n’en saura rien, Brigadoon
Ou un an égale cent ans.Pardonne moi Papa.
Monsieur O’Leary je suis Daniel Douglas
je vous promets de toujours aimer Shea,
Nous avons longtemps hésité , partir ou rester
Mais le bon sens , la magie des fées,
La beauté de la vallée magique, de Brigadoon
Comment refuser leurs protections ?
Si vous recevez cette lettre vous pouvez avertir mon Père,
Mon cœur est plein de regrets de le laisser seul
Mais je dois penser à notre amour, à le défendre sur cette Terre,
A le protéger des tristes linceuls.Nous vous aimons , Shea et Daniel, Habitants de Brigadoon.
Un étrange silence dans le salon,
Le père de Daniel pose sa tasse– » Monsieur O’Leary si nous allions boire une Guinness,
Les pubs sont nombreux à Killarney ! »– » Bien sur Monsieur Douglas
Si je comprend vous êtes seul , je le suis également
Restez dans ma maison quelques temps,
Quand les beaux jours reviendront
Je vous conduirai à Brigadoon
Prés de la rivière nous pourrions entendre
Les rires tendres et doux de nos enfants. »Epilogue
Si vous visitez un jour Killarney en Irlande,
Ecoutez dans les pubs les contes de deux vieux
Ils vous parleront de Brigadoon , de leurs enfants
Buvez avec eux une Guinness, vous serez chanceux.FIN
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