C’est un témoignage qui nous rappelle que nous avons, pour beaucoup d’entre-nous, hommes et femmes, vécu la même chose. Nos générations, ne se déclaraient pas facilement. Nous n’osions pas dire à quiconque, que nous étions amoureux. Cet aveu était souvent entaché de honte : l’amour , la sexualité qui inconsciemment s’y liait, nous culpabilisait. Nous étions affamés et nous avions honte de nos désirs, de par nos éducations et de par la société dans laquelle nous vivions : tout ce qui concernait la sexualité, était occulté. Les parents n’en parlaient pas, les enseignants pas davantage, les publicités encore moins, les films étaient interdits au moins de 16 ans si un sein apparaissait dans une scène quelconque. Il n’y avait pas d’écoles mixtes comme maintenant et pour nous garçons, les jeunes filles étaient des extra-terrestres, qui nous faisaient rougir dés que nous étions en leurs présences et surtout si nous étions sous le charme. Non seulement on ne leurs disaient pas que nous les aimions, mais en plus, bêtement, devant les autres nous le niions, car être amoureux était pour les garçons un signe, un aveu de faiblesse !… Et puis nous avions aussi peur de dire à une jeune fille que nous l’aimions tout simplement car nous pensions qu’elle allait en déduire immédiatement que nous avions l’intention de lui proposer des choses cochonnes, sales !…. Nous étions affamés, et nous avions honte de nos désirs et surtout de les avouer. Nous arrivions à l’âge de 18 ans, pour beaucoup d’entre nous, sans jamais avoir vu le corps d’une femme, même en photo, même en dessins. Les très rares ( un ou deux au maximum ! ) numéros de Paris Hollywood qui étaient parvenus je ne sais comment entre nos mains, ne laissaient pas voir grand chose, les parties intimes étaient floutées.
J’ai pour ma part également vécu ce que tu as vécu, sans jamais me déclarer, je n’osais pas, je ne savais pas comment approcher la jeune fille aimée, bien au contraire… je la fuyais honteusement, bêtement !…
Les temps ont changé pour la jeunesse actuelle, c’est maintenant l’inverse, et… très, très jeune !….
Amitiés. St Just
🪶 Signature de la plume
La poésie ne souffre ni l'à peu-prés, ni la médiocrité. Seule la recherche de la perfection doit nous animer dans ce domaine. Il faut donc être impitoyable avec ses propres écrits et ne rien se laisser passer. Il y a toujours un moyen de corriger une erreur, une mauvaise rime, une mauvaise tournure.