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Poème partagé par CALIJO – création poétique en ligne
Revu par hasard lors d’un tournoi de pétanque dans ma ville.
Amis et compagnons dans les mêmes travaux,
A l’identique lieu que point je ne regrette,
Nous fûmes séparés un jour par ma retraite
Qui me fit découvrir des horizons nouveaux.Jacques, te souviens-tu des rêves de fortune*
Qui nous hantaient alors ? L’avoine d’équidés
Nous coûtant des euros toujours dilapidés
A vouloir s’obstiner à décrocher la lune.Tu m’accusais assez de te porter malheur,
Ne pas avoir l’idée astucieuse ou claire,
Et c’est vrai que souvent le sort m’était contraire
Comme le noir et blanc le sont à la couleur.Ah ces instantanés à refaire le monde
Ou l’atelier honni riche d’absurdités,
Les torts et les travers de nos sociétés
Succombaient rondement vaincus par ta faconde.Les jours se succédant ont fait passer les jours,
Après l’âge abordé pour une autre aventure
Je ne t’ai pas revu depuis cette rupture :
La Vie, inexorable, éloigne les parcours.Mais, bien que la vieillesse évente la mémoire
Comme des alizés déshabillent les cieux,
Pour moi, tu resteras à l’heure des adieux,
L’un des plus éminents témoins de mon histoire.* il avait réussi à m’intéresser aux courses de chevaux.
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