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Poème partagé par acheudet – création poétique en ligne
C’est le début du Printemps
De ma salle de bains, je vois le soleil se lever tous les matins
Lavée, habillée, je m’en vais faire le tour de mon jardin
Pas un bruit, il est très tôt et je décide d’essayer de communiquer avec les arbres
Chacun d’eux murmure et se parlent d’arbres en arbres
Mais que se disent-ils ? Je suis là, en pause, attentionnée tendant l’oreille à leur écoute
Allongée sur l’herbe humide je rassemble tous mes sens oubliant les bruits de la route
Je me concentre et je les entends se parler dans un murmure presque inaudible
Alors, je fais le vide en moi et ça marche, je peux les entendre, c’est à peine perceptible
Voyons, chut, j’écoute … !
Lui, il en a plein ses grappes, elles jaunissent c’est mon « Cytise »
Il est si lourd et ses grappes si nombreuses qu’il veut qu’elles « Frêne »
J’avoue que parmi tous les arbres et arbustes, c’est avec lui qu’il y a le plus de « Boulot »
Lui veut bien m’offrir un sirop de sa composition, mais il n’est pas comestible « l’Erable »
Je viens des Indes, je dois attendre pour m’habiller mais mes feuilles seront vite « Lilas »
Dans mon allée, il se sent serré, il aime être libre car il vient du Mexique mon « Oranger »
Cependant, lui, prend beaucoup de place au grand dam du « Forsythia »
Qui ce dernier se plaint de ne pouvoir respirer, alors il pousse avec la force qu’il a
Déjà sortent de terre des tiges avec leurs feuilles encore enroulées ce sont mes Pivoines
Elles seront rose pâle et les feuilles du massif de Roses seront de plusieurs couleurs
Certaines de mes roses jalousent les pivoines car elles ne sont pas à leur hauteur
Tandis que ma haie fleurit suivant les saisons
Les fleurs sortent suivant l’ordre donné avec raison
Maintenant que j’ai écouté les plaintes de l’avant allons à l’arrière
Même processus, allongée sur l’herbe humide, j’écoute …
Il y a un arbre qui est très beau l’été avec sa couleur jaune or
Il a la couleur de ses grappes, on le connait sous le nom de « Févier d’or »
J’ai presque envie de dire qu’il vaut son pesant d’or !
Nous, nous sommes feuillus, nous formons un brise-vent qui aide à se cacher…voilà !
Lorsque nous avons nos fleurs blanches parfumées, nous sommes beaux, les « Photinias »
Mes amis, moi, je suis le plus vieux de vous tous, un sénior, je suis le « Seringat »
Oh mais moi aussi je suis vieux, même plus ancien que toi, je suis le « Mahonia »
Il y a aussi un autre Forsythia, qui côtoie d’autres arbustes de couleur argenté
Eux, ne me disent rien, ils sont durs de la feuille, ils restent muets
Dans le bas du jardin, j’ai essayé de savoir s’ils avaient des revendications
Effectivement, tous se plaignent de la sécheresse et donc dans l’obligation
J’ai dû obtempérer et les arroser avec beaucoup de précaution
Ainsi Potentille, Sauges, Abélia, Phlox, Karioptésis, Euphorbe, forment un grand massif
Qui grandit au fur et à mesure des années, où sont présents des rochers, faisant office de récifs
Tout ce petit monde pousse en harmonie chacun à son mois, dans sa saison
Viennent se mêler à eux, quelques pots de fleurs, des œillets et des platycodons,
Sous la pergola, tranquilles dans leur jardinière, Camélias et Hortensias se laissent vivre
Arrosés d’engrais, naturels bio, faits maison, ils paraissent heureux de vivre
Pour ne pas qu’ils s’ennuient, je leur ai planté deux Dipladénias de deux couleurs
Et tout ce petit monde se laisse soigner pour qu’ils puissent pousser avec vigueur.
Je suis fière de ces arbres et arbustes ainsi que de mes fleurs, alors tous en chœur
Chantons la chanson que l’on aime fredonner en y mettant tout notre cœurLe Printemps est arrivé, la belle saison …
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