-
Sujet
-
Poème partagé par Tradescantia – création poétique en ligne
Élévation
toutefois aux lèvres du voeu
l’énigme de la survivance
n’avait laissé qu’une vaporeuse lettrine…ces mains en javelles
jusqu’à l’exaucement
qui ouvre une pulpe encoredans la faim de cristal
dérougit un organisme nouveauà l’orphelinat des soupirs
le zéphyr vient se désavouerappuyé contre la lumière verte
où s’assimile un tremblé d’azur et de tuile
s’aile le rose des épanouiessur le bord de la fenêtre
un instant triste
l’écorce éparse parodie les nuagesmais le parfum sachant mourir à sa sanguine
lesté de la seule exultation d’Homme
déjà touche aux métamorphoses
où se distribue le reliquaire d’un soleilFumées
ces laines radieuses
continûment
volcanisent les faîtagesvotives
leurs métamorphosesen faveur
du rouetet sur le fil immaculé
toute ruisselière
de l’impasse de cochenille
alaire formule
je franchis le fugaceClair de lune
Au paroxysme du déni des fêtes aliénantes
cette solitude que définit l’ahan
tandis que les masques des jours vains
de loin en loin désavoués
envisagent la distance parcourueUn dernier cri s’éteint piédestal du silence
Elle troque sa simple science
contre l’ombre en croissance
les yeux à l’âme n’impriment plus les mille soifs
et reposent comme des onyx hors de l’écrin des sens
les voyelles s’exhalent de son nom
et vont soupirant pour la voix qui rebaptise
son souffle où loge enfin la pensée
se dissipe en formes hautes et vagues
l’humide reconnaît le sang
le minéral l’osElle croit participer de l’herbe et de la roche
depuis les commencements
quand s’allume un carré de safran
qui délinéamente une manière de refuge
et son silence supérieurSi dense
une note paraît alors
et dans le temps qui l’isole des suivantes
s’épure un désir inconnu au corps ancienUn esprit doux et sans tristesse
planant au-dessus d’un piano
lentement compose une lune
après l’éternité de nuagesmais elle
elle-même étrenne la naissance
après toutes les années
mues par le fil pusillanimeEt se redresser sous la musique des jouvences
et confier l’air à ses poumons de chrysalideBien que le sombre ait ressaisi la lucarne
estompé les lignes ascétiques
épanché dans le songe les mains démiurgiques
la lune pleine désormais
comme une soeur intense
accompagne celle dont le pas déjà bruit
sur le chemin frayé
dans les retours qui poudroientLe peintre apocalyptique
À mon sang
j’eus le pouvoir encore
de dérober le rouge
afin de peindre la dernière roseAlors nous allâmes elle et moi
au confin du regard et du parfum
nous confondant dans une même marcescence
pendant qu’un dernier vent du sud
gorgé de ma toile fluide encore
glissait comme un jardin sur les ruines fumantesL’absence
I
Le simulacre de poignard et de cimeterre
chaque trait jusqu’aux plus effilés
se résolvait en ton poème
il ne vint plus que l’eau des prunelles sur le papier de riz
avec sa transparence pour le bûcher des encres
et la dernière feuille a neigé de mes mains sans printempspuis le grand pays blanc
où je la rêvai ubique
exténue mon vagabondagela conviction du chemin
repose
profondepour doubler désormais mes empreintes
voici vaporeux mon pas seul qui retourneII
Ce vieux banc de bois réappris par ma halte
un souffle des nourritures en sommeil
ou la bourrasque fortuite
et l’arbre qui le côtoie s’éparpille
en prosternant ses roses faîtières à peine divulguées
ma rémittence habite son calque de pétalestoutes paupières ignées
soir après soir
les soleils fabulentà l’étal de ma patience
la criée
du fruitque nul partage n’attend sur la table
où mes mains récoltantes le glissentIII
Quand je m’éprouvai entre le ciel et le champ
comme une funambule d’éther
sur la ligne séparant leurs bleus symétriques
j’inclinai l’urne blanche
et tes cendres qui linéamentaient un phénix
touchèrent au firmament des lavandespuis s’y étonner encore une fois
toute une après-midi de sud
et de serments sans inflexiond’un ruban de toujours
je noue
ma pensive cueillettele même parfum descend des porte-bouquets de l’espace insensé
où le feu imitant mes fièvres te fit impondérableOutre-tombe
À l’acmé de l’absence m’a cueillie le voyage
ses distances de demi-sommeils
de nuages comme un continent ouaté
de bleu, de ténèbre, de rose pâle
où s’évaporent les noms des peuples
où démissionnent les frontièresje n’avais qu’une adresse vague sous midi saillant
j’écartais les véhicules tressés d’horaires
et silencieuse je traversais les villes
purifiée par la sueur et la soif
mûrissant les paroles que je portais en moiengouffrée dans mes pensées
confondues avec les arbres de l’adret
j’effaçais le temple
sa silhouette surprise et vénérablej’ai cherché ta tombe
à l’or brûlant des calligraphiesMais elle était en moi si continûment
qu’il me sembla quand je la vis
la déposer parmi les autresj’ai lu comme je t’appelais
j’ai passé mes doigts comme je t’écrivais
j’ai reconnu sur la pierre
deux pains nourriciers de la métamorphose
et les traces charbonneuses
des prières qui ont brûléLe vert autour
le vert était la stridence des cigales
le premier de mes mots
y disparutle ciel invariable
cette aspiration du gris étrange au bleu
où, jaillis des faîtes
des pylônes se fichentles premiers de mes mots
dans l’abîme sonore et vert
les murmures sur mes lèvres
à même l’absurdité de tant d’élytres qui chantentla terreur et la détresse
avoir perdu l’île intime
où se partage le poèmeÀ l’acmé de l’absence
m’aura cueillie un trop long voyage
………………………………………………………….Tu ne serais pas là, mon amour
avec les oreilles humaines
et l’ouïe heureuse d’autrefois
et j’ai pris étendue sur ta pierre
la décision de la nuit qui éteint le nomL’aurore avait les visages exacts de ta mère
et de ton frère
penchés sur moij’ai pris la résolution de leurs mains tendues
et fortes jusqu’à me relever
moi du poids noir de tous les tombeauxà leur sentier généreux
à nos mémoires prodigues
je me suis livréeAlors distinctement
au bout de nos contentions
j’ai entendu ce que j’étais venue te dire
je l’ai entendu passer
comme des oiseaux-voyelles
au-dessus du cuivré de la mermer noire
aux hublots de sa chambre sélène
s’étrange le lacuneux gemmail des déclinsà mi-décroît du feuillet sidéré
comme la drisse l’immunise
risqueur du virtuème qu’envergue
une immaculation de paroleur
alluder désamarreet confluent les libations des obscurs
vers l’énigme qui source le largeau gré des boras amnistieuses
les promontoires porphyrisés
transmuent le soupçon d’étoile
et les portulans imagent les essors
s’éteignant d’infinien faveur du succinct qui la gîte
houle décerclante l’encre traversièreet du moindre rai d’élucidation déictique
réputé un abordsitôt que de l’incandescente asymptote
s’évade un inane et jaloux éclatet pour chaque fanal perlier
pleuré par l’inatteintpavillonne un peu plus pélagique
le poème ligamentiel du non-direL’appel
fleurs d’ambre et fleurs de vermeil
s’entrelacent
sur la vapeur bleue des voilagesdans une telle distance du bouquet
s’enfièvre l’imagier des corolles
s’exalte le calligraphe des étaminesparmi la cité bourdonneuse
un hiatus en manière d’oiseau
a dardé son ramageéveilleur des parfums d’altitude
il traverse
en vain appella si mince aile de rose
tout le demeurant du savon
a mué l’essor
en ce coquillage de verre
que paillette un mica d’arc-en-cielCueilleresse d’éther
Aux fins d’enchérir sur les gris déclives du tombeau
des ailes sont venues battreparurent les trilles
et la caducité de l’inscription
l’emporta sur le senspalpitante de son primicériat
la chance des ombres
instaurait un astre alièneQuand entre les cyprès
se déclosent miraculés
des volets en écailles
se profile fugace
une délinéation humaineles gravures où l’alphabet
amplie sa fécondité liante
germinent le pluriel
d’un envol curviligneen plagient ses couronnes
et sitôt le dissolvent les espaces
flués des calices dans la florence de l’azurAu revers des oiseaux
évanouissantes nuances
à la division de la multitude
de la gravure qui sombre
lorsque se dessaisissent les contre-lumières
tant vont fraîchissant les verres jumeaux
dans le crayeux des voilages
délibèrent d’aliformes échos
désheurée la chambre
méconnaîtra ses surprises d’incandescence
l’extrait tu
affirme le rose
les verts pardonneurs d’ombre
firmamentent
et la frémie des corolles
quintessencie le volJoaillerie en plein ciel
oiseau chanteur
que ses ailes démentielles
sertissent
dans la rose de ouate
au passant
il aura rivé
la merveilleThé cosmique
persuadée par l’infusion
l’orange renonce sa formeen hérite un astronome
qui colore des planètes brûlantes
tout autour de la tasse d’inconnul’arôme embarque
des orbites bouleversées
à coups de leurs fouets soudains
chassent les prétentions aux recommencementshumer
franchitles pulvérulences des horloges et des mètres se sont réunies
en ce point de leur ultime observationchaque gorgée
robore l’étonnement
et d’un sentiment de béatitude
doue l’enthousiasme explorateurinutile le sucrier
voue le vieux pas à sa poudrelorsqu’il est atteint
même le fond s’aile en ambreanse et main auront été glacées par l’indistinction
elle enclôt le minimal bouquet d’allumettes
pour cette évidence de feu
qui s’attache aux prodromes du retourFleurs des Pharaons
je fus ce grand roi
à l’âme duquel a murmuré tout un fleuve
aussi la mort et son écho de crâne
qu’y pouvaient-ilsma chair incisée s’affranchit des entrailles
et reçut les gestes du natrum, les caresses des baumes
et les regards liquides, doux et chers
imprégnant le tissu de l’emmaillotageparmi les trésors qui se reposent de leur valeur
mes yeux gemmés et peints
par ceux qui m’ont vénéré
ont des paupières d’imperceptible voyageet je ruisselle des fleurs sans nombre
longuement réunies et cordelées par ceux qui m’ont aimé
afin que leurs effluves me prolongent
dans la nuit prairiale de l’éternelDissolution
Voie
des neiges scintilléesl’empreinte
s’atomisele geste vaste et pastel
égrappe le sangnuagées de l’expir
les moelles s’évadentcendre en prière
parmi les parfums votifs
reposer enfin
dans l’urne du clairOrigine
de la page et du cuir
délivrés avec tel sporadisme
graphèmes d’or et d’alizarinebicolore pollen
au-dessus de la lacune prairiale
où s’affine mon vœu d’immémoirevainement sinue
pour héler en fouet mince
la crueur du signetdes ombres
impalpable de serpentes et de lances
le papier brusqué bruissé de bourrasques
épeurent des siècles de verss’essore le pluriel natif de l’alphabet
une parcelle sibylline
apprend qu’il n’ira pas au-delà de la nuée muscoïdede l’effort qui tant cueillit
saille un bouquet de transparences
aux fins d’offrir le fragrant iris de la première lyreLe premier jour de la leucémie
ce matin-là
il y avait six éléphants
qui entraient dans le lac
pour y prendre leur bainc’est que bien sûr un petit cirque était de passage dans notre ville pour quadrupler son spectacle et nous sourit bientôt son chapiteau multicolore tout environné d’autres pittoresques rescapés de l’arche de Noé
la scène avait coïncidé
avec l’insolite éclabousseur de ton sang
La couleur du bagage
Au revers des passants
cette femme soudain
ses juvéniles cheveux de jais
rayonnant l’allure égale
vers le départet sa main gantée de lys
imprime aux roues du bagage
un tournoiement de planète
les prémices d’une orbite
en manière de trottoiret emporte tout le mauve possible
vers la toile des voyants
où se tient l’épure de l’aster essentielPour peindre Argo
parmi le pêle-mêle du rivage
une étoffe éploie sa déchirure plurielle
ce fanage du rouge arboré
anémiant les étoiles qui demi-cerclaient l’étoilemais de pilier en pilier
au long de l’embarcadère
s’érige l’imminence polychromela ville-brigantine esquissée sur le vent
bracèle par myriades
ses tonitruants chantiers sable et hâlés
de trigones qui fluent en saillances de flammesleurs aigus de couleurs et ma cadence convergent
vers cette relâche de verre
où s’émeut l’albe enfance du bateauVoyagée
par la distance fertile
la flavescente genèse
de la biche des courantscomme sa précision
ange de la confidence
ébranche les divagationsla charte de sa fuite
pas à pas se muant
en fracture de liberintacte l’énergie du partir
la lisière obombrée
affrète son gisantdes étoiles leucémiques
qui paissaient les carmins
se baldaquine le vaisseau de souffleCaducifoliée
un mouchoir imbibé
de la mémoire des pluies
enfonce mon pas dans le trottoirpar un charme mimétique
au faisceau de l’embellie
son éclat de neige a pris l’aspect
des feuilles d’automne qui l’environnentet j’épouse sa chute orchestique
et colosse comme le ciel
après son détachement de l’arbre alpin
qui a dénébulé ses faîtes glacésDéroutée
En brins
au long des sentiers accolés
qui débordent l’intervalle saisonnier
du côté des fraîcheurselle éparpille
ses réfléchissements
de pailleJe la vis aurifier le congé
lorsque son cercle enforesté s’avéra
garantissant des languissances synallagmatiqueset sa ligne se persuada
qu’elle redéfinirait cités et complexionsaprès une minute de liséré qui flavesce
l’érection cupide la hachacomme l’a cherchée aux fins de refranchir
comme la pleure la créature décharmée !
qui ne peut même se repaître de sa pléthorique tige
et dont l’imminence hivernale
trahit l’haleine de gibierArachnéenne
Volets
atteintstraversés
ô syndrome des confiances après une nuit
paillettes et rayons
folletséphémères
de lueursurpris
dans l’hyacinthe légère
des rideauxUne aube
proie
de mon indolenceproie
du songe
insurgé
contre l’intermittenceune aube
proie
des pupilles
qui désapprennent
les au-delà des lambrisproie
des membres
qui désavouent
l’aorte fantôme de Sisypheproie
des renonciations sans invectives
aux paraphes qui obligentSans plus être le sujet du verbe
tisser une chaude lumière
que perle le serein d’un crépuscule des orgueilstoile rose
des aboulies heureuses
l’essaim métallique des clefs
s’y résignecocon de soie
tranquille souffle
le moindre volume
s’y enferme
avec la dernière mesureCycnéenne
opulence des lisières
elle affleure diaphane
à vos portes d’aubiersen la turbulence des possibles
s’étranger du myocardele demi-mensonge de la louve soeur
a crû parmi la carence des fusains
et féconde le délai frêleles carmins exsangues
épuisent la fluence des minuteset ces ramilles amoncelées
qu’enneige l’inattendu
crayère des nages étourdisseuses de sombreurVespérale
carreau pastel
soleillade en cheminée
un air de château
donne une tour onirique
à l’imminence du couchantsi lucide geste qui ouvre
par la main diaphane
et voluté parmi la fraîcheur
le parfum du thé de rose
croise la gorge musiquante
de l’invisibleExtinguible
à même le miroir
cette patience alifèrelilas lisérant l’ajour phonique
les lèvres désapprennent la tribunefilées par la liqueur des étoiles jumelles
les prunelles décharnent l’appétenceensuite des mystifiées du rouge
le teint vagabonde
parmi le nébuleuxaux confins des plèvres
l’infime envol
afin que le reflet fût raviles planétoïdes de candeur
que le cou n’appellera plus au cercle inane
sinuent à l’entour d’un baume rhodophanePar les yeux leucémiques
la part d’étincelle du sang
les paupières encor descellepâleurs incarnadines venues à leur symétrie
l’aube en striure en pliement mue l’angleet le long de son oblique insensiblement glissante
le carrellement losange son frissoninnocente de la récognition
elle atteint au charme des révèlementsles bleus de vous transsudant, embonpoints des ébènes bordureurs
aux fins d’aquareller en camaïeu une bucolique
depuis les guèdes de ses labours
jusques aux vires de ses ciels gazes et oiseleursles bronzes vous prorogeant, renonciations angelicielles
puisque lézarder nu
acière à incandescence la transmission
quand la nymphose de l’ombre en croix
conglutine les ailes serpentueusesl’outremer t’éployant, pluriflore des étages hyalins
où parmi les poussières splendies du prélude
la corolle découpe à l’emporte-pièce le silence
comme au confin du faisceau de la systole rectrice
il lui échet de découronnerComplétude
azur minutieux
pierre à aiguiser
les angles de la villele silence des repères
la poudre des tours
les oiseaux des ailleurs voleurs de cristallins
pour étincellesle lendemain s’arroge la coupure
le cher dessein s’épanche
c’est l’innocence des diamants roses
qui coaguleet nulle géométrie ne fabule plus
par-delà le sfumato des montagnesLes papiers sans poème
ce polychrome magma d’enfants
ainsi disparaissant
sous un décernement d’ardoise
et de tuile couchante
par degré le square
se résout en l’épure d’un silencel’oiseau fusain
va soulignant jusqu’à la ramille
qui porte le crépuscule au coeurcette veine qui sinue
à mon poignet candide
source
de l’épanchement d’ombre
et bien plus que soleil et planèteminuit brûle ses étoiles
dans le safran des luminaires
fixe bûcher de vitre
rideaux glacés
lourds
aux mains compromises du lendemainet cette eau
diaprée d’épieurs de saphir
qui emplit le grand verre à moitié
étrangère à l’ancien déglutir
complice des soifs d’outre-organismeà travers son clair de bleu
les couleurs des papiers sans poème
anamorphosique arlequin
des alphabets alanguiset les réfléchit
l’or griffé
qui médaille le livrebrumes d’hôpital
sur les distances propres à ce pouls thaumaturge
la mue de l’évident
en l’ajournement démiurgeet pourtant écrire
lexies
tout à leurs alliances de guérisseuses
une encre d’abondance
le sang parjure
à son rougedraps d’hôpital
si connaisseurs des esquisses lasses
et même au plus fuligineux des paupières
toujours de cette couleur neige
des endormeuses leucémiesPortrait en aube
une braise
venue ligner le murle vieil aubier des renoncements
à son incandescence
confiépuis les minutes
cursive des soleils
délinéamentent l’ombrenoirs d’alinine à leur jaillir de croix
délicatesses d’un feuillage
muées en vivants fantastiquesmais dans un clair de rectangle
du tableau leurs approches
leurs effleurements
leurs aguets
continûment les taillent
jusqu’à l’insaisissablevanillée d’aube
la page de leur théâtre
franchit l’angle et se plieà l’intérieur de notre cadre
sur sa gracilité de métal
où le reflet flambe la limite
le cuivre qui t’échevelle jeune femme
a des évidences d’effusionS’allumât
Ces rideaux pour un feu de fûts
en rouge brique et en chamois
en beige et en ponceauLes adolescentes verticales sont croisées par des ombres
afin que brûlent des quadrangles limbiques
et les acuités des fuseaux assassinésLes chrysopées des encadrures
prononcent un flamboiement
qui passe les huiles chromolanguidesS’allumer
mur dévolu
à la lumière en citronnier
quadriller l’aube
vitres et tamaya
à leur mimodrame d’ombres
croix et feuilles-créatures
se métamorphosent
parmi les limbes des pupillesorangé des fruits
roulés sur la transparence
perles couleur tango
qui guirlandent la lampe
et pour la déhiscence des orients
seul s’allumer
comme météore et fugace
pare et nourritCantonnier des vanités
Cette flambe de confins
et comme le premier hommeL’aurore faite ciel
réverbère son habitIl rassemble
ce qui fut abondamment vidé la veille
toute la veille vacante
et tonitruante
sur la grande place
ce qui chahute fixement sur les tables
ce qui se rue sans élan sur les sols
dans une dérisoire rébellion de verre et de cartonL’arbre vaste parcellise
l’orangé mûr de l’orientLes sublimes épaves nébuleuses
vont hissant la lumière éclatanteEncore
cet homme
comme le premier d’un monde
comme le protagoniste de la seule trame vaillante
et franche
distance
les esquisses de pas et de machines et de voixEt même
au surgir de la multitude adolescente
par son geste égal
puissant pivot des mille choses vides
il a l’autorité des sûrs engouffrementsLes statues d’arrière-saison
Pour dérober leur base un gazon flambe et dore
sous les grands lacis noirs où doutent les aubiers
et de tout son miracle un seigneur topiaire
profile leur désinvolture sur son château vert
qui fiche quatre tours dans le siège du temps
Ce que furent nos mains longanimes leur est dévolu
par mille orages améthyste et ardoise ouvragés en ciels d’étoiles
nos propres paupières closes les transfigurent
ils savent l’abandon de nos demi-visages au creuset du baiser
et leur étreinte ne lénifiant aucune sépulture
prolonge notre désir humain jusqu’au minéral clairPhantasmor
c’est le segment indéfini
où la lisière vibrionne d’abeillespar une albe coquille
virtuosité des pluies sopranes
qui jugule la ronce
la bifurcation est commencéese ravive ce désir
qu’en hapax la gemme
aux colligeurs inconnue
y approfondisse son secretsurtout
surtout que le geste macabre
n’aboutisse
un quadrangle de verre
où se coalise l’idéation des reflets
avec l’imagerie de la transparencele fossile du choix
soupire un brin de pastel
de la cendre qui échoue à cercler
la patience d’un sertissage bu
et le bois qui décidément aspire
à crucifier les prunelles de brisecomme il s’enfonce le pas
pour empreindre
pour confondre les déceptions
dans la contiguïté magmatique
et déjà de sa plénitude
l’aile s’est écosséeson essor
mais cette équerre avec l’imminence des cimes
à joindre la pulvérisation mellifique
qui circonstancie le rucher
émancipé de son colorieurLaconismes
Dialogue de lumières
fonte lente des neiges
parmi la retrouvaille d’oiseaux
les voies humides
s’illuminent
ces paroles viennent :
– à l’instant où
par ma propre volonté
ma vie n’ira pas plus loin
que ma lucidité soit telle ! –
***
Ces bandes d’oiseaux noirs
Vous savez…
ces bandes d’oiseaux noirs
sur le bleu
ou le vélin du ciel
ses longs cheveux
dans le vent
de nos promenades heureusement imprécises
***
Tréfilage
lièvre
sur la ligne des confins
mes pupilles confidentes
jusqu’à leur ténuité
***
Déréliction
tu vacilles dans la déréliction
mais il n’y a pas un espace entre les branches
que ne féconde une étoile***
Vernale arantèle
ainsi tous les chemins
auraient convergé là :plonger le florilège
au profond de l’arbre mort…et sous la main
qui peut-être hésite
à se retirersentir comme une gratitude
effiler
du titre le demeurant d’ortisserande de la lumière
***
Ressenti
ombres d’un hiver
en partance
foudres noires
où s’allument les vertsoù s’enfonçant à peine
mon pas renoue avec l’humilité***
Papillon
cet instant de mes yeux
juste au-dessus des ailes soufrées
tous les désamarrages coalisés
avec toutes mes décisions***
Ravissement
un papillon effleure
et qu’emporte de moi
son vol soufré qui
indéfiniment s’éloigne…qui déjà fait
palpiter la lisière ?Parque
elle me disait :
tu marches sur les voies du monde
avec tant de sérénité
sans dévier
sans hésiter
ni les carrefours ni les merveilles
ne te tourmentent
je lui disais :
c’est que j’ai fait jour après jour
de mon souffle
un fil
de plus en plus solide
et mes pensées
comme des mains
ne le lâchent plus
il dévide la trajectoire exacte
de la vie
qu’il m’est donné de vivre
sans jamais se tendre à l’excès
et sans jamais devenir lâche
il traverse les brumes
comme les voiles de soleil
les pierres brûlantes
des déserts qui purifient
comme les terres de neige
des campagnes qui retrouventelle aura dit enfin
mais pour elle-même :
je n’ai pas su
te suivre plus longtemps
ta route était si certaine
et si convaincue
je n’ai pas pu te suivre
plus longuement
tu t’es évanoui
dans le lointain
je pris un moment
pour ton fil
le dernier rayon du soir
je t’ai cherché
dans ma nuit
dans ma nuit
je t’ai criéjusqu’à la perte de l’haleine
Fatigue
Je n’ai pas trouvé le parc
mais je ne l’ai pas sincèrement cherchéje ne prétends plus chercher quelque chose
et je n’aurai suivi que des chemins giratoires
refermés déjà sur mes appétencesje porte le faix de ma fatigue
aussi abondante que les compassions d’autrefoisau hasard de la longue canicule citadine
j’ouvre une porteau-dessus des livres
au-dessus des enfants qui s’y absorbent
le plafond par intervalle
dispense une fraîcheur monocordeJe n’ai que ma fatigue à partager
après le double voyage vers la mémoire indemne
et vers ta tombec’est mon sourire mon éclat mon poème
cette fatigue étincelante de l’or
qui a confié ton nom à la noire pierre
dans les montagnes verdoyantes de ZhoushanQue les injonctions les gestes les élans les courses
ne connaissant plus de mesure
viennent y puiservenez implacables travailleurs
qui ne savez plus l’équilibre
venez puiser à mon agir suspenduIl me gagne
le sommeilIl me dégrève du sang
le rougel’air qui tombe du plafond
s’il pouvait se saisir d’un rêve encore
au fond de moi
pour l’élonger le dissiper
dans les histoires murmurantes et multicolores
qui fascinent les enfantsRessourcement
dans ton message
à l’encre bleu tutélaire
cette étymologie
de l’angeEnseigne du guérir
vers le soir
de venelles sans nul code
en exponentielles lenteurs
explorante ininterrompue de l’analyse… elle aura failli s’unir
à la fontaine
entre deux degrés d’obscurciscence
de ses arcelets de corolles
aux fins de s’y faire le foyer des aurorales
d’y attendre le sortilège de la convalescence
en le luisel de transparence… d’une façade
qui citrine et qui safrane les absences
aura perlé l’adagio brucknérien
et les hématies rebondissent
insaisissables
mainte naïve
acanthe déchirant sa candeur
approche l’orient patrial
mais les plus lucides vont se grumelant
en cet allegro con fuoco
dont un feuillet de verre déjà scelle l’infirmité… parmi le surréalisme de la vitrine
elle élit une lame
des chandeliers tout alentour
auront tendu en bleu glacier ou en rose
à cette flambe
qui peut décacher un décisif abandon de sourcière… sur sa descente
suspendue dans la prononciation nocturne de l’espace
étranger aux récurrences des commerces obvies
le haut du précis calligraphie le sang
tandis qu’au-dessous de ses sinogrammes
les lettres latines prétextant le syntagme
auront convoqué l’éclat des translations cycnéennesStûpa
entre l’huile sacrée et le volume cinéraire
enfin je les ai réunis
les livres que nous avons partagés toi et moiô ma vie de nomade légère
mon bagage est devenu idéalet sur la terre hospitalière
de chambre en chambre toujours je vais
où ton filet de voix réitérée
d’entre les reliures de notre bibliothèque funéraire
me destine le poème de notre perpétuationL’exil dans la mansarde improvisée
ainsi le lattis couru par le fauve
noire une droite
suspend les réfléchissements d’une lampe argyroïdeà ses bras levés pour mimer des exultations indéfinies
le comble boucané
oppose des perpendiculaires ruiniquesbifurque le tissu ce pendant qu’il s’épanche
jaune paille et blanc cassé
ondent en équerre le démurementpalinodiant leur provenance mille ombres ont contrefait midi
le pusillanime mêlement des crépuscules peut-être ces implicites roseurs tout le long des voilages
qu’une évanescence bleu de pastel élonge effleureurs de solétrangères pas moins de cinq campagnes encadrées par-dessus
se fondent en cette acuité de l’angle propice au déchirementCe que fut ce jour-là balayer les feuilles mortes
de mon geste itératif
singulière ardeurinverse ciel en feuille
humble au faisceau
du balai bruiteur de la courmimesis qui fulgurent
monuments lamellés
de nos âmes déhiscentesminiature
de notre nacelle comme immobile
entre les dénégations d’un fleuveaile ignée
du papillon couru
par nos santés de prairiesdélicate étoile-main cannelle
vouée à se fermer
pour tenir l’atome vert de notre étéet dans la cour orpheline des voix
à même la survivance
tumulus des feuilles en brumairede leurs bruineuses nervures
lacis égareur de ma mémoirePoecile
une lame
au plus safran de la vêprée de verre
s’était confondue avec la décisionor le poignet gracile
devint la source du rose
et la veine fugitive
comme la vouivre immine
donna son poids bleu au faisceautant que s’illune son sang
elle peint les nourritures
sur le carrellement de la cuisinede sursis en sursis
elle décèle des étoffes des ouates des sfumatos
où accueillir des mirabelles des poires des ananas
émancipés des animalités récoltanteset l’abondance fixe la béatitude
entre l’aubours et l’estomacà côté de la hotte silenciée
elle a couvert de cyan et de gris de perle
le dernier subjectilepour un filet de gaze
qui empêcherait que la fruition d’orne roulât
et n’allât en s’éteignant
dans ce thanatoïde abîme qu’évase
le par-delà des os dénudésHalte
vieil homme harassé
assis au bord de la fontaine
la kyrielle de ses soifs intacte
et l’eau jaillit de la pierre
couleuvre de soleil fraisGerminant
point accru déjà
au coeur du carreauj’y réunis le grain de toute une aurore
avant de persister
dans les limbes citadinesà ma passée se sont accotées
d’évanouissantes vitesses qui allaient
disséminant par d’adverses voies
l’écarlate et le soufreau bord d’un clairsemis de rose
et d’or alumineux
où la dernière minute des luminaires
se mirait en Narcisse
mon pas fut suspendule nacarat quelquefois vêtait
la surgie humaine
et le regain de sa nitescence m’exaltait
mais aussi la ceignait tellement dans le contrat
et le prosternement besogneux
que l’avis ou l’angle suffisaient
pour l’éteindrele hasard incommensurable s’était enquis d’un parc
où toute ma particularité
me fit pénétrerl’épiphanie des corolles
reconnut mon poing pellucide
et le convainquit d’échapper sa riche lucioledans le même temps qu’un insécable muscle
essaimait mes carnations
un souffle venu lier les faîtes
et unanimer leurs imminences multicolores
épanouissait un levant caducifoliéMatin tissé
Les ténuités
de l’ourdisseuse
un lumineux zéphyr
y tient son cartilageEt toute capture
à cet instant
confondrait
la mort et l’étincelleLysinia
s’immaculant un éparpillage de cirropâquis
se déprend des bêtes sommitalesd’un chiffre cérulé
va croissant leur espacementtous les cerbères de mélanérythrie
ont vassalisé leurs bris à son pas qui pétilledéjà la borne phosphore
de l’épitaphe des veulesLysinia ne mortifie plus son volcan digital
c’est qu’à nouveau il sait origamier
et darder les contrats en évanouissantes ptérocallesles étoiles indemnes des acharnées réfringences
silhouettent l’arceau dans la violonaorteces portées prodigues d’itinérance
pour une dalle encline au disparoircette concorde des notes avec la gnose des phosphènes
leurs hampes pour javelles au messidor des fiduciesà ses tempes inconnues
se défaufile la fraîche relique du vaisseaus’égaillent les ballots somatiques
indiciaire bariolage de la ruptionhumus et firmament s’entrelacent
où les cuivréclairs
transfigurent le mêlement des andantesLes proies transparentes
sur la toile
scintilla la rosée
en même temps que ma larme
en même temps que l’aile
de ce papillonLa lampe
Elle était à l’automne écroulée sur les roses
ses grands yeux rougeoyants comme deux meurtrissures
une tribu pétilleuse de vin et de feuilles foulées
rapprochait par degré des appels et des riresDans le dédale du malaise ses pas seraient enclos
plus la moindre parole ne passerait ses lèvres
et le dernier geste mendieur d’objets aimés mimait
la palette et les pinceaux pour qu’ils soient dans la chambreLes irruptions s’espacent, les platitudes se clairsèment
et midi saoul de silence les carreaux neigent et neigent
s’allument du ravissement blanc, se communiquent
aux draps, au papier de lys de l’abat-jourVenu le demi-disque solaire lui reste un dardement de vie
afin de traverser les formes quelques lieues de sang pèlerin
et la borne élit, saillante, l’ultime vigueur
qui s’empare de la mémoire et des mainsEt de peindre d’une seule traite sur la lampe
l’exhaustive foudre des effluves virides
le chemin mélodié qui sinue vers la source
et les papillons d’or nimbant la promeneuseleur échappée de grâce au profond de la fenêtre réfléchisseuse.
Puis le rose gorgeant le pinceau qui s’abat
achève sur le lit le jardin flamboyant
comme ces étés nets qui médusent le tempsDissociation
cachectique faîtage
sa torsade en diagonale
des limbes lilas
dépassionnent la flèchepour réserver la corde
à l’oiselle de neige
distançant la tension
lune une esquisse qui s’arquele cruor évadé
des effleurements de systole
ravit dans sa poigne obombrée
le secret de la plaieSur le bord de la fenêtre
orient des paupières
confuse bande jumelle
à même l’espace languide de la chambreouate frémie d’un rayon
un gris sans morose
ira se prononçant jusqu’au lactescenty baigne l’anaphore des diaphanes
jaunes bleus orangés carmins
l’alliance d’une oeillade encore
avec les oiseaux des tapissièresdans le croissant incendie de platine
se raffine le geste qui ouvreô main de la couleur exacte des choses qui cèdent
pour la transgression des lois de la cendre
toutes les couleurs d’ailes
les imminences du vol nué
confluent
vers le fluide tremblé du rose
où la transparence sacre sa corolleSur l’eau
sur l’eau
l’ombre du fanalen soudain sortilège
lacune
de neige
le cygnes’en émurent
les astres
jusqu’au rapt
nuagerjusqu’au ressac
croissant désir du rougeLe nom des bateaux : Offrissions
À peine signifié l’orgueil refuseur
l’anathème dépétrifia la déessejailli
un fragment d’entre ses frissons
pour transpercer l’aplomb
et controuver l’escarboucle au sang partiun gabier sitôt d’en honorer l’autel
d’en rubriquer un vain repentirLa souffrance amirale aura poudroyé le cap
Plus qu’image l’offense du temple
vient encrêper la dépouille hauturièreà travers ses colonnes
des virescences inexorables
vont suscitant le profondPartance
I
pétale
qu’au bord de l’étang ma main
diaphane
en parme nacelle
échappeembarcadère des ombres
II
les corolles parme
entrebâillent l’airmon corps atteignant à la taille
de l’imminent coulé
il me reste cette oeillade
pour les chrysocales de l’ossuaire
qui parsème le chemin parcouruLa métamorphose des deux moitiés de l’anneau brisé
de l’élan qu’inférèrent
les funérailles de ses épeurements
elle irait se défublant
le long de la seconde démailléedevant l’ineffable toponymique
s’exsanguinent les moyeuxadieusé le diablant poumoneur
dissémine le poudroiement des bornesun croissant sillé par le premier enfant de craie
épanche le bleu
qui rien ne comble
ni ne naufrageet parmi le rapiècement des pâtis
au-dessous des profilés
où s’acière le soliflore de la rose des vents
une arcure gîte la muabilité des soirsCroisée d’hôpital
immémoire du fuligineux
bleu voile divis
une alumelle ondemiragineuse en s’éclairant
se murmure la formule symétriquelimbes cruciformes des ombres
et leurs soupirs pour l’obliquité
qui vaticine les rus de lymphedraps et linges
leurs froissis affins de l’osséine et de la peau
passent du cygne et de l’amaryllis
à l’immatérielmême la plus obstinée des éteignaries
s’inféode au prince safran des selschrestomathie du sang-luire
dont l’effusion domine
le trahisseur que se montre le désommeil
sur le mur glissent
et s’opiniâtrent les mues du coruscant de la miranceson abord des aquilains et des alezans
afin qu’ils soient coupés
de leurs gravités humanoïdes
de leurs cèlements
et de leur subjectile languidequ’au ferment se dédie l’instant
où ils s’affranchissent du poudroiement encellulé
dont le feuillet vaste influe sur mon songe de galopau lieu qu’en battant
prodigues d’une tramontane
qui se rappelle l’enfance de l’aorte en cavale
iront les aurorales camarguesTout orchestique
jaillissante de la sardane
une sylphide
fragrante de cinnameà l’entour de mes ambres motile
et sa labiale qui perdure
de ma détresse long délié blandiChevaux
Une maison d’autrefois distance le village
aucun humain d’évidence n’y loge plus
aux brisures de ses carreaux patiente une encre parfaite
et mes pensées souvent en franchissent la portedes chevaux sur l’appui de la fenêtre
des chevaux dans le branchage de la treille
une herbe triste et dure a fixé leurs sabotset mon fantôme d’enfant selon la saison
selon le poème et l’espièglerie des pupilles
leur inspire un galop de grand vent
une neige cavalière
ou la robe de sud qui dissout le harnaisVanités
Le souffle d’une enfant
adresse à l’océan
des planètes de savondans leur besogne peuplante
les mouvements contraires des quais
râpent et lustrent les visagescomme un pourpre inventaire
va s’éteignant
au-dessus des montagnesaucun des mondes limpides
témoignés par l’enfant qui se fige
n’aura porté son frémissant iris
au-delà de la première amarreTransparences
I
d’aquarelle
ou d’éprouvé faisceau d’aurore
ses portraits enceignent la chambrecette bouche où se neutralisent
le sourire et la nostalgieces gemmes noires et fluides du voir
cette dentelle des épaules sable
sous les cheveux de jais prodigueet titubée la décision
parmi le dégradé de ses âges
elle va de l’enfant
à la femme
de la femme
à l’enfant
toute machinale inculcation du temps
égaréeses lèvres parfois frémissent
de la syllabe d’un sortilègefabuleux un paysage de cire encore
dévoue une flamme
à son voyageant regardses doigts effleurent les cadres
soupirent après la poussière
son toucher flâne aux angles
la pulpe déférée à l’écorchureII
après le sûr transpercement
du diaphane de la peau
la lame ira longuement
s’éloignant du poignet
malgré l’incandescent fardeau
de son dernier refletainsi bifurqué le bleu des vaisseaux
mêle l’abandon à l’effusionle poids pourpre du sang qui s’enfuit
délivre
et déferle les tentures du soiret les images se brouillent
atteignent au fourmillement
muettes explosions des contingences de cendrenulle considération sélénienne
nulle jouvence de safran
d’une source de ciel ou de rue
ne sait plus s’y réfléchirmais dans l’exhalaison de la chandelle épuisée
s’inscrit un souffle encore
la silhouette bruie qui prénomme
un rire de créeur sous le loup des minuitsIII
avec son allant de principe
ce matin-làau tamis des voilages
l’ennui visqueux du sanget s’épand la transparence d’une lumière rose
un sommeil qu’a bercé la meurtrissure
jusqu’à la carnation des clairvoyances
porte la plume veinulée des paupièreset sur les murs
les visages d’une vie humaine
indéfiniment balancent
entre la chimère
de leur suspension
et la galactique candeur
des rayons qui transhument l’infimeSéparable
bris de lune
effusion bleue
geste en nuage
et dérision
son esquisse pour panser
or les hauts troncs
partagent
les lacis des ramures
parcellisentor les mains divisées
par l’adieu
au bord du poème
insondableGenèse
intermittentes incandescences
des oiseaux qui enluminèrentessor d’étincelle
et sur l’alme horizon
le geste de la semaille de cinabre
pour travestir le moment des cendresatomes d’ailes
dissoutes vitres
un soir fruit des musardises impeccables
lègue la lumière au rose des pétalesy désencombrer le regard
jusqu’au pollen de cristallinparmi la parturiente du sombre
les distances iront fabulantle dernier brandon du clos
atteint aux carreaux épars des architectures émuesdans les safrans dans les soufres si frais
à peine des silhouettes
transgressent les traditions des corps
et tuméfient les lignes ennuyées de leurs croixune à une les verses du noir
confluent vers la vigilance paille de blé
ravisseuse d’abat-jouret calme
le souffle
qui luit parmi l’épure d’une chambre
toute ouverture insensée
tout angle désemparé
plane au-dessus de l’abîme du poèmecygne
au large des ancres de tulle
des pavillons de vent
des proues qui ne passeront pas l’envisagement
au large des mâtures démentielles
où s’affalent les îliens de la ville
au bord du fugitif
dans le mouillage de sa moelle assoiffée
les scintillations
safranent les câlines vagues
du mitan de cette mosaïque émue
l’épiphanie du cygne
dont la candeur alentie
conseille une sente lactée
sur la plaine
où des saphirs interminablement bercent leur couleurZhoushan
quelle invisible bienveillance
a déposé
sur la tombe
de LIN
cette libellule
à laquelle il manque
une aile ?elle n’est plus et
c’est un joyau
où flue l’arc-en-cielAccomplîmes
J’ouvrageai la distance
pour qu’elle tînt de la silhouette élucidante
et de l’apparitionUne soudaine halte l’inclinant
elle offrait à la neige
son mime de bouquetièrela brume
par le ravissement
prévalutmême les empreintes
renonceraient la dérivation régalienne
Lorsque mon horizontale matérielle
se fut abstraite
une cendrescence imagina
intermittentes les orées du retourau milieu de la table nôtre
en son vase marmoréen
l’affinité collige l’immaculation
qui atteint aux corollesPhantasiae assumptio victoriaque
cette ombre venant rompre un trottoir
qu’il m’avait semblé connaître
pour le traitillé du retour
et à la faveur duquel
l’argile blanche du sourire m’advenaitsa chrysalide de château inféode mes yeux
qui enfantent le penser ligedes blandices limbiques jusqu’à ce qui s’embrasse
cajolent l’obstacle et l’étoile
au fort des ithaques et des ulysses et des télémaques et des pénélopes qui poudroientun grènetis de confettis s’évertue à la médailler
échappé de la théorie mascaradesque
et interrompu par un gant
dont les tribulations du nuancier de gris et de rouges
maculent le tortillon de néoprèneà ce que le reliquaire de mon sang
décrète pour approche
climax du pas glissé
une épiphanie sporulée brasille
pulvérulence d’un iris
à l’acmé de son désir pluriel
d’éprouver le poids et le choc
de concorder la chute avec la chance
parmi les passements des éphéméréités animales
or après la façon pure du feu
tout à sa phase la moins archane
parce qu’à partir d’un tel moment affin
elle va en me considérant comme myste
qui progresse sur les degrés médullaires de la tour
l’ombre sous l’emparement d’un zéphyr se mue
en cet enveloppement de papier de soie nocturnalpuis s’avivant de l’éthéréenne escapade d’un plasma
la main est cette lévitation numineusecette aphairaise de la kilomagie sidérale des gemmes
cette désunion d’une diagonale qui récrée
qui radie la route
et les promiscuités métallocharnelles de ses tombereaux vitescette maraude d’une quinte royale de pétales
florilégeant le cache-cache des volets
pour les rêves du phalaenopsis
lorsque son sommeil et son parfum se coalisent
et aux fins d’apiécer avec quelque marcescence
les lendemains de la plénitude du calicece surpassement de l’acuité mélancolieuse
et ocreuse des faîtesce supplément de mistral
qui haleine une camargue
propice à la manade étrangeant ses poulains
de la rêne d’horizon septembriseuseà chaque effleurage
à chaque bifurcation symplectique
à chaque symbiose des vols liliaux
cet inchoatif panachece coruscant décidé
vers la sébile en bois d’infini
des ciels mendieurs d’aloi et de carat féesTradescantia
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.



