-
Sujet
-
Poème partagé par sylvano – création poétique en ligne
Ça fait – toc- à la porte et mon coeur monte en grade,
La sueur de mon sang me rend presque malade
A l’idée trop naïve, où le voir apparaître
Ressemble au désarroi d’un funeste « peut-être ».Mes pieds cherchent ces pas qui déjà m’abandonnent
A cette excitation… là et là… je bouillonne!
Dans ma tête, une image insolite s’agence :
Le portrait familier d’un sourire en avance.Surprise au fond des yeux, derrière cette porte,
J’entends trois mots sortir de ma voix la plus forte
« Qui est là ? »… J’en suis sûr, nul besoin de réponse,
Mes pieds ne cherchent plus, ils savent… Donc je fonce!Deux doigts touchent, craintifs, la poignée vérité;
« Et si par faux espoir, je m’étais fourvoyé ? »
Réalité versée : seize heures quarante-trois
Il ne peut être là, à moins que… Pourquoi pas?Attente… Ô déception! Le désir en patron
S’impose et c’est ainsi; après tout à quoi bon
Lutter contre l’envie de serrer dans mes bras
Ce frère d’évidence au parfum d’autre moi?J’entrebaille l’entrée au rythme délicat
Du suspense impossible à tenir… Un… Deux… Trois…
Un profil apparait, quelqu’un sur le palier:
« Monsieur, désirez-vous prendre un calendrier ? »"Le monde a soif d'amour : tu viendras l'apaiser." A. R.
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.
