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Sujet
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Tu étais notre amour, mon rayon de soleil,
La beauté d’un instant, ces journées sans pareilles;
Embryon de ma plume, échantillon de l’art,
Je n’ai écrit que toi ! Mais voilà… j’en ai marre.Puisque rien, dans mes vers, n’arrive à t’éblouir;
J’ai beau flatter l’écrit, rien ne vaut ton sourire
Muet comme l’usage, un ennui que j’accuse
Au point de prononcer : je dois changer de muse.Et cela me suffit ! Si tes yeux se reposent
En mon coeur amoureux plutôt que sur ma prose,
Je suis l’homme comblé (enfin pas tout à fait)
Une partie de moi que tu n’auras jamais…L’encre ouverte au désir de te voir succomber,
Abandonnant les armes et tes larmes corsées
Au rire résistant d’un sonnet bien vivant.
Me liras-tu, enfin… quand tu auras le temps ?A ces rimes gâchées juste au bord du ravin
Qui plongent dans le vide au beau milieu de rien,
S’écrasant sobrement, le silence en écho;
Je t’aime, tu le sais, nul besoin d’autres mots.Alors je vais me taire et t’offrir ce poème
Comme on offre un dernier bouquet de chrysanthèmes;
C’est fini, mon amour, quelle douce rupture :
Ce n’est pas moi qui pars… Juste mon écriture…"Le monde a soif d'amour : tu viendras l'apaiser." A. R.
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