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Poème partagé par JRARTISTE – création poétique en ligne
Anne.
J’entends encore des cris, stridents et lourds à la fois mais qu’on se force à oublier autant que possible.
Les trains de l’insoutenable accompagnés par ce froid disparaissent en fumée.
Leurs sombres wagons remplis de chair humaine , ne sont plus que grincements mêlés au supplice des voix étranglées.
Des odeurs s’entrechoquent, des bagages et du sang.
Cette faim qui habite le ventre des âmes . Les enfants de la nuit et leur soif endormie. Les hommes perdus et les femmes qui ont cru. L’esprit en sursis la raison effacée.
Les vêtements triés des corps allongés. Anne je te vois encore si jolie, rayonnante de folie.
Par ton sourire dans le pur rayon de ta foi tel un soleil qui s’enfonce dans cette brume.
Toi si belle encore enfant hier je te surprends aujourd’hui à hurler, perdre pied à cause d’un colis que tu n’as pu saisir. C’est dans l’extrême que les loups se battent pour un morceau de pain.
La survie ? Un rien, livre ou écrit.
Ce précieux carnet que tu gardais.
Un récit, relevé, journal de bord de ta vie.
La passion la flamme et la prose pour le bien.
Ton histoire commence bien.
Je témoigne je transmets par mes empathiques larmes, l’espoir que tu nous donnas, ta vie puis ton espérance.
Je voudrais tant que s’arrête le temps qui te fut imparti .
Aimer refaire l’histoire. Histoire de te sauver de ces mémoires meurtries.
Dans ce monde fini vers des lieux infinis. Je te prendrai dans mes bras, Puis-je t’envelopper de mes draps ? Pour te voler ton image une fois de plus sans que tu le saches. Au moyen d’un miroir qu’importe le miroir. Le temps que nous nous figions par cette neige velours. Le temple qui nous revêtirait d’un éternel amour..À Anne Frank.
Le 18/12/2022. 3h43. Cergy.
Jean-Robert Dray.
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