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Poème partagé par CALIJO – création poétique en ligne
Une gueule béante en feu
Comme au dragon la bouche,
On dirait le soleil un peu
Qui dans l’âtre se couche.La flamme neuve à l’horizon,
Sémillante captive,
Jette au crépi de la maison
L’ombre démonstrative.Ronronnements et cris d’espoir
La danseuse est charmée
Par le petit cercle de soir
Où monte la fumée.Hélas, on ne s’évade point
De la cellule ouverte
Et par le tunnel seule au loin
S’échappe l’âme experte.O les doux et tendres baisers
Dont la maison se saoule,
Soudain en braises apaisé
Le bois bien mort s’écroule.Et bientôt sans que des clochers
Ne se fassent entendre
La brune viendra se nicher
Au foyer par la cendre.Assoupis-toi divin rêveur
Ta fièvre ne peut geindre
Car il n’est jamais de ferveur
Qui ne puisse s’éteindre.
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