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Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
Dans le bureau de la sureté, François Vidocq attend le chef Flambard
Vidocq :
– » Enfin vous voilà Flambard, venez avec moi immédiatement
Nous avons rendez vous avec des grands personnages.
L’ Empereur a tout perdu dans la défaite de Waterloo, il est sage
De se préparer au retour du Roi , une réunion nous attend ! »Flambard :
-« Monsieur Vidocq, je ne tiens pas à vous accompagner ,
Je préfère éviter la Politique, je ne suis qu’un policier. »Vidocq :
– » Et croyez vous que je ne crains pas de retourner au bagne ,
Fouché risque sa tête, je ne veux pas faire partie de la charrette .
C’est la fin de Napoléon, de la folie de ses campagnes.
Vous serez mon témoin, si vous refusez à la rue je vous jette ! »Flambard :
– » Bien Monsieur , je vous accompagne, je ne suis qu’un fonctionnaire
Mais ne me criez pas dessus, Paris ce soir a un drôle d’air. »Vidocq:
– » C’est la fin de l’Empire, nous aurons un nouveau maitre .
Allez dans le fiacre, pas une seconde à perdre. »Le fiacre file dans Paris, après une course de vingt minutes il s’arrête au Tuileries.
Les deux hommes se présentent aux gardes, un officier les accompagne dans un bureau.
Fouché les attend, assis dans un fauteuil prés d’une cheminée.Fouché :
– » Ah Vidocq vous voilà enfin ! vous avez un témoin ?
Cet idiot de Flambard ! Au moins il ne sera pas bavard.
L’Empereur s’est rendu aux anglais, je ne suis plus rien.
Mais je ne tiens pas à perdre la vie, il me reste un zeste de pouvoir. »Entre dans la pièce le Diable boiteux Talleyrand
– » Je ne suis que le seul garant de votre vie Fouché !
Belle revanche face à mon pire ennemi .
Vidocq vous êtes ici, vous restez chef de la sureté,
Vous serez le glaive du Roi face aux Bonapartistes. »Fouché :
– » Bien que nous soyons ennemi, nous n’avons qu’une passion :
La France. Vous savez bien que vous n’effacerez jamais
Les fondations de l’Empire, de la Révolution.
Je vous laisse le meilleur des policiers, un vrai limier. »Vidocq :
– » Je ne peux que me courber devant la décision des puissants.
La police n’a qu’un ennemi, celui de la France.
La période qui arrive sera trouble, je sens un vent de revanche :
Avec les anglais, accourent les exilés, la revanche des chouans. »Talleyrand :
– » C’est pourquoi je vous garde à mon service !
Il temps que la Raison gouverne ce pays.
Venez à mon bras Fouché, nous allons chez le Roi.
Cet idiot de Chateaubriand va en rester coi ! »Fouché :
– » Je sens déjà sa maxime, le vice accompagnant le crime !
Vous nous suivez Vidocq, vous restez mon ami
Demain je serai loin de Paris. »Fouché se lève, se tient au bras de Talleyrand. Ils vont vers le salon du Roi.
Vidocq :
– » Vous voyez Flambard , un moment historique et je reste votre chef !
Un grand souvenir que vous raconterez à vos enfants !
Et mon Dieu enlevez moi ce couvre-chef ! »Fin
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