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Poème partagé par jean-nol – création poétique en ligne

Artemisia, maître de peinture où rien !
—————————————En plein dix septième, en Italie, une femme unique,
La seule qui connaisse vraiment la peinture,
Manie le baroque en clair-obscur académique,
Forte, libre, belle, elle impose son éblouissante nature.Pourtant, violée à dix sept ans par l’infâme Agostino,
Accusée par le tribunal papal, qui lui écrase les doigts,
En punition, on lui fait avouer sa trop grande légèreté,
Pour l’abandonner, humiliée, dans la boue d’un procès.Cet odieux scandale aurait pu occulter son génie,
Mais elle devient femme terrible, défoulant sa haine,
En oeuvres magistrales, féminines, pleines de violence,
Dénonçant en scènes remarquables, la mâle suprématie.L’obscurité et la violence graphique se déploient,
Et c’est vers Naples, qu’à la tête d’un puissant atelier,
Elle fait valoir son art et développe tout son génie,
Rompant, de main de maître, les lois de la société.Artemisia, ma douce, libre et belle nature,
Tu gagnes dans les coeurs, en femme peintre unique,
La Renaissance, en reconnaissance, et toute la peinture,
Te nomme maître en peinture et donne l’honneur académique.—————————————–
Illustration : Judith décapitant Holopherne.
Artemisia Gentileshi. 1620.
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