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Poème partagé par AlexPrudman – création poétique en ligne
Oui, je connais les fluides.
Je me souviens, en cette raison,
De mon frisson, plutôt de la maison
Abandonnée, pourrie et vide.Ses orbites bâillent au crâne carié.
Ils attirent toujours le regard.
Ils rappellent de ma vie dans la bagarre
Où la fin n’est jamais variée.Le cri muet sur la voie,
Le sentiment, de deuil de l’autre,
Donne l’impression que ne marchent plus les montres,
Et que ne sonnent plus les voix.Lorsque l’averse, dans les cheveux,
Bruit comme une souris en paille,
Il semble que le vent demande un bail
Pour ce squelette mort, mais nerveux.C’est les fluides s’étendent sur l’âme.
Ils volent les bouts de mots flammés.
Car tout ce qu’il y a, entre guillemets,
N’est que ma honte, n’est que mon blâme.Une sorte de l’éternelle poussière,
Comme un hommage à vie passante,
Se bouge derrière la grosse serrure glissante
Parmi des pièces moches et grossières.Je veux fermer les yeux, la bouche,
Entendre les paroles qui guident.
Même attraper ces tels étranges fluides
Qui n’ont pas pu faire la retouche.
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