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Poème partagé par Parceval – création poétique en ligne
AUTAN
C’est un calme serein, la campagne sommeille
Puis vient douce risée, ineffable caresse
Qui nous vient de par l’est, de Méditerranée
Cette douche fraîcheur ne dure qu’un instant
Car voici que déboule, de l’air souffle puissant
Voici le vent d’autan
Les cyprès oscillants, futaie qui se couche
Marée de champs de blé et platanes bruissants
Le moulin Cugarel peut moudre du bon grain
Et gracieuses éoliennes, confisquer l’énergie
La plaine lauragaise murmure sous le vent
Voici le vent d’autan
Le ciel vire à l’azur, évacue prestement
Rubans effilochés des nues égarées là
L’anémomètre affole, et l’écume blanchit
Le lac Saint Ferréol, agite les étangs
Ourle de friselis le Canal du midi
Voici le vent d’autan
Et puis l’air électrise, énerve les humains
C’est le vent qui rend fou, le simoun des déments
Sifflent haubans et câbles, et tuiles qui papotent
Son oncle le Mistral, et nièce Tramontane
Sont abonnés au sec, mais lui est différent
Voici le vent d’autan
Car suivant son humeur, liée au baromètre
Il nous peut apporter les nuées menaçantes
Par grandes chevauchées gorgées de l’air marin
Le crépuscule est là ; les hauts de hurlevent
Puis il cesse d’un coup, libère cataractes
C’était le vent d’autanParceval
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