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Poème partagé par jean-nol – création poétique en ligne

Aux portes des voyelles : les consonnes.
————————————-(les amis, eux, frappent.)
————————Au parvis du palais bleu, bataille des mots,
Fin de repas, les voyelles colorent, et merveille,
Un verre de vin vert, les consonnes coulent à flot,
Sur le front, résonnent les secrets à l’oreille
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Le jour sacre et joue son simulacre de nacre,
La fable lit le grand livre énigme, qui se livre,
L’icône traîne à ses pieds tout un massacre
L’imprécation coule, la scène, bois bandé ivre.
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Ecrire c’est la cachette et pousser la gâchette,
Ecrire, montrer le silence, dans sa douce violence,
Une saison que l’enfer d’une orgie parisienne rachète,
Grande partance pour une transhumance de l’outrance.
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Dans cette bataille nasale, bateau ivre de mots,
Les voyelles effondrent sans nul autre abordage,
Fracassent les vers du cabaret vert dans un tripot,
Et soulèvent aux grilles, dégoût vers un naufrage.
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C’est là que les consonnes à la porte,
Une voyelle à la clé en quelque sorte.
————————————Illustration : Coin de table de Fantin-Latour. 1872.
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