Oasis des Artistes. Le plus beau site de poésie

Oasis des artistes: Poésie en ligne, Concours de poèmes en ligne – membres !

CARNET DE ROUTES

  • Ce sujet contient 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par Avatar photoEMA, le 12-07-2007 06:12.
  • Créateur
    Sujet
  • #2601737
    Plume de platine
    ★★★★★☆
    Avatar photoEMA
      • Sujet: 639
      • Réponses: 3394

      REVU

      Sac de voyages

      Ariège mon beau pays natal
      Au pied des Pyrénées à chaque pente
      Qui nous demandait plus haut de monter

      Lacets de route montagneuse
      Dans le brouillard
      Qui se déroule vertigineuse
      Bise qui fouette brûlant estives sommets
      Au bord des précipices fourrés et rameaux
      D’épines de racines de tombeaux
      Du tréfonds des grottes aux luxuriantes forêts
      Où seule la parole monte
      La voix coupée du monde
      Kyrielles de torrents
      L’ode en cascade descend
      Gorges d’eaux musiciennes
      Le long de la route s’empierrent
      Lapidaires chuchotements
      Que tout fond dans la meule
      Pont éternel
      Je pense à la rivière qui tanne les noms
      À qui je donnais mon cœur de souche
      La buse en déchire le jour
      Orchidées ancolies campanules en laissent partout
      Tant mes larmes ne savent à qui elles appartiennent
      Dans ces moments réfléchis qui me reprennent
      Dans le fleuve où mes yeux se sont noyés
      Toujours de jeter un caillou dans sa pupille.

      EMA « A la frontière d’un caillou blanc »

      ***

      Deux mille mètres. Dans la feuillure.
      Des lacets de vertige. La route sur la tige. Un fond qui roule.
      Un vent qui fouette.
      Au bord du précipice. Fourrés qui revivent, des racines de vie.
      Marées d’émeraudes. Tourbillons de diamants. A l’eau pourpre des roches.
      Dans les sommets escarpés, des passages brumeux vaporisent les versants.
      Chemins de cailloux et serpentins de neige.
      Dans un sillon de cascades qui tombent du ciel,
      l’altitude assourdissait les airs, les collines orchestrent le vent.
      Un reste d’écho. Ma voix se rappelle.
      Montagne qui guette…
      La forêt tourne autour. Les villages comme les neiges éclatent au soleil.
      Une virgule apostrophe l’azur. Touche le dernier bouleau, là-haut, qui se perd.
      J’ai les mains nues. Je ne cueillerai rien. Je garderai tout.
      Coulée de verre, l’eau du torrent s’empierre ;
      le long de la route qui l’écoute et fond dans la meule.
      Puis une ombre arrache tout, s’enfonce dans la sonde.
      Trois kilomètres noirs,
      centrés de petites torches bleues et rouges qui éblouissent la voûte.
      Dans ce sac, près d’étouffer, je pense au ciel.
      Après le tunnel. Au pont éternel.
      Le pont des lumières, et de la rivière qui étamait les Noms ;
      celui, à qui je donnais mon cœur de souche.
      La buse déchire le jour. Les jonquilles en font partout.
      Mes larmes savent à qui elles appartiennent,
      dans ces moments qui saignent et me reprennent dans le fleuve…
      où mes vœux se sont noyés toujours,
      de jeter un caillou au fond de ses yeux.
      Le temps d’une averse pour répondre qu’ils sont deux,
      le soleil est revenu.
      C’est la montagne ! Comme la mer !
      Elles reviennent.

      EMA

      Toi l'ineffable devenir,
      Dont je bois les mots de l'autre c?t? des choses.
    • Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.