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Poème partagé par Tradescantia – création poétique en ligne
_Triptyque_
Pulvérulence
J’ai marché longtemps
sur le raidillon caillouteux
et j’ai trouvé le pavillon
qui élit un florilège de piliers parmi les arbresà cette altitude
la cité se résout
en un bus au toit blancavec mon voeu d’illumination
il s’éploie dans une venelleun angle brique opulemment fenêtré
déjà le briseil n’est plus par intermittences
que le parcours déréistique
de quelques lents fragmentset la nue accepte
que le rare voyageur
jaillisse en alboiseauet que toute destination poudroie
Combattissent
Cette halte et pour jamais
contrarier l’indicatif
avec le sens que germe le manque paroxysmalDe l’opposite de l’étang
ressuscitent les couleursoiseau d’une arcure qu’effarouche
l’oiseauSur l’épure déjà
fond la dénégation blanchede la fusion le cri
vraisemblable dans l’autre modeUn ruissellement bleuit l’arête des bâtisses
un rien d’or s’est merveillé
parmi les certitudes qui tissentCulpabilité
sur le trottoir
au bas de la première marche d’un seuillet
ce tremblé gris-bleu de petites plumes
qui patiententmaintenant tout un soupir
pour l’enthousiasme d’une songerie
pour le pas ample du passant
pour l’adolescente célérité d’une robe de flanelle
qui les délivrera
et les restituera à leur principe d’oiseau
dans le vent mimétiqueoublieuses de leur douceur
elles s’agitent de plus en plus
pavillon de la défaiteet puisque je n’arrive pas à temps
avec mon regard originel
qui s’arroge une minute de paupières
les foulements les ont brisées
et leur agonie conglomérale
roule au bord des vitesses braisillantesTradescantia
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