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Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
C’est au cœur de l’été , aux doux soleil de Juillet
Que deux jeunes enfants, Louis et Joséphine
S’éloignent de la ville, de l’encombré camping
Pour se perdre tous les deux dans la Forêt.Ils suivent un écureuil à la queue panachée
Qui va de branches en branches joyeux ,
D’un petit cri il guide les enfants dans la forêt,
Au plus profond, au plus prés de son cœur.Le geai à leur passage pousse son cri ,
Alerte-t-il les hôtes ou les enfants
En s’époumonant l’oiseau turbulent ?
L’écureuil s’en moque et va de l’avant.Du creux d’un vieux chêne la chouette hulotte
Intriguée par le vacarme de cette journée
Regarde étonnée l’étrange randonnée ,
Les deux enfants à la course folle.Le soleil se rapproche des hêtres, des chênes
Il se fait tard il va bientôt se coucher
Les deux enfants commencent à perdre haleine
L’écureuil en profite pour aller se cacher.Joséphine s’allonge prés d’un chêne,
Louis à ses cotés , tous les deux serrés
L’un contre l’autre blêmes
Silencieux à la nuit tombée.D’étranges ombres courent entre les arbres ,
Véloces , rapides sont les brocards.
Ils cherchent les ronds de sorcières
Pour s’aimer sans le moindre mystère.Dans les étangs s’ébrouent les sangliers ,
Puis ils partent chercher à manger
Faisant tonner la terre de milles roulements
Galopant dans les sentiers comme un coup de vent.Joséphine s’accroche à Louis quand elle aperçoit
A la clarté de la Lune les petites pipistrelles ,
Les fausses vampires déploient leurs ailes
Filent entre les nuages sans semer l’effroi.Les deux enfants entendent dans la nuit
Le chant d’une flute, un son mélodieux
Qui les attire malgré eux.Ils aperçoivent un feu dans une clairière ,
Un petit homme les attend souriant,
Connaissent ils le Korrigan
Sa mauvaise réputation, ses brusques manières.Le Korrigan leur fait signe de s’asseoir ,
De sa musette sort quelques brochettes.
Le repas s’annonce plantureux, finis les mines inquiètes
Pensent les enfants devant le repas de Roi.A la fin du repas, le Korrigan prépare deux couvertures,
Les deux enfants vont se coucher à la belle étoile.
Une jeune femme arrive pendant leurs couchers,
les embrasse sur le front, connaissent ils cette Fée ?
Mélusine est son nom, souriante comme l’azur,
Cruelle parfois avec les inconnus.La nuit se passe dans la quiétude, dans la paix.
Les deux petits se réveillent prés de leurs parents,
Une luciole les a guidé dans le labyrinthe de la forêt
Pour retrouver au petit matin leurs enfants.Personne n’a cru les enfants, seulement leurs parents
Connaissent le secret des fées,
Ne jamais rien répéter , seulement les remercier
Ainsi se passent les étés dans la forêt de Brocéliande.
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