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Poème partagé par Noel-Opan – création poétique en ligne
Rencontre fictive entre Jean de la Fontaine et Jean Baptiste Poquelin
—————————————————————–Monsieur de la Fontaine où sont vos animaux
Qui, sur le moindre geste, enseignent la morale. ?
Le Roi, même la Reine, attentifs à nos maux
Voudraient fort qu’il ne reste aucun être qui râle.– Savez-vous ce qu’on dit, sur les grands boulevards ?
– Qu’une bonne tirade émane de vos pièces,
– A l’endroit du crédit qu’on accorde aux vantards
– Avancés sur l’estrade au cours des pince-fesses.Dites moi le secret qui vous fait cette place,
A la cour des plaintifs en robe ou en jabot.
Vous êtes fort discret, et paraissez de glace,
Mais vos mots combatifs font l’effet d’un sabot.– Monsieur! en vos tableaux vous celez l’ironie,
– Sous le trait de brocards saillants et sans détour.
– Vous maniez les mots de feinte bonhomie,
– Au point que les tocards y voient un petit four.Que nenni, mon Ami, voyez nos sorts distincts;
J’ai essuyé l’opprobre en subissant l’injure.
On m’a dit interdit pour couvrir les instincts
De propos bien plus sobre et surtout moins parjure.– J’ai soutenu la cause, avec tant de ferveur,
– Du preux Surintendant qu’on a mit au cachot.
– Je vois en cette pause un déni de faveur
– Que le Roi cependant impose de là-haut.Cette enseigne commune est notre seul destin
Et je la trouve indigne et même un peu infâme.
Pourquoi tant d’infortune altère le festin
D’un homme rectiligne en son cœur et son âme.– Laissons Monsieur Fouquet chercher une parade,
– Car je sais son esprit capable de grand tact.
– Je lui mets en bouquet cette fine tirade:
– « Lorsque l’on met le prix l’on soigne son contact. »……..
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