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Poème partagé par Tradescantia – création poétique en ligne
Après-midi caniculaire
Sur le meuble veiné
parmi les vanneries à fruits
la lucarne donne
un triangle de lumièreil rehausse le rose
le rouge fraise
et le soliflore orangél’ombre de la corolle
broussaille au coeur une garriguele poisson de bois fauve
planté dans son losange
frémit d’un tel épanchement
où s’est annulée l’eauLa fleur du toit
des tuiles
plus claires que les autres
font une corolle rose autour de la lucarnebientôt le soleil vespéral
y prodiguera le miel de ses refletsQuestion naturelle
l’arbre
se souciera-t-il
de la consécration du fruit
dans son constant ouvrage
de racines
de sève
et d’aubier ?Affinité
arbrisseau du jardin,
quels mûrissements
pour tes fruits incarnats !et tout près
la grande corolle du tournesol épanoui
brûlant de les récolterRécompense
Mon désir de revoir l’arc-en-ciel
a échoué contre la courbure de mon allantMais
commémoratif
l’aiguail de l’efflorescence défléchitThalassique
le cheveu de jais
délinéamente un poisson
sur la blancheur étoilée de l’évieret l’eau
jaillissante
comprend son désir hauturierAssomption
Une jeune femme
elle joue de la harpe
sa robe de gaze
et de la corolle musicale
s’exhale l’absenceVerger
les feuilles d’automne
enroulements brun clair
qui pétillent sous le paset chacune ramifie encore
dans la mémoire de l’été
tout un arbrisseau sonoreQuatre feuilles
*
nervures dans l’incarnadin
et cette constellation brun clair
qui s’est défaite
et qu’elles allument*
ce vert si suave
que lisèrent des brunissures dentelées*
son angle
pour nuancer le vert
ailer de sombre quelques nervures
rêveuses de dragons*
pour un envisagement
quelques cheveux de jais
des yeux comme de minces trigones
l’absence de bouche
la violence du pliement
mais le vert de la pensée fructueuseTradescantia
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