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Sujet
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Lors de la distribution des rôles,
Tu as reçu celui du mec froid,
Le silencieux, le mec pas drôle.
Comme beaucoup, tu portes un fardeau.
Alors tu courbes le dos.Pas trop,
Mais suffisamment.Tu subis. Pas trop,
Mais assez pour souffrir ta vie.
Au jour le jour, quand tu erres la nuit,
Tu cherches un sens à ton vide.
Le manque tu ne sais ce que c’est,
Tu y est tellement habitué, tu es accoutumé.
Tu n’as jamais trouvé ta place,
Soit on ne t’en donne pas,
Soit tu n’en veux pas.
Dans tous les cas, tu es un pariaTu ne crois en presque rien.
Sauf en toi, en ton instinct,
Qui t’a donné pour alliées,
La méfiance et la suffisance.
Tu es l’orphelin d’une société,
Trop éloigné, hors de porté.
Alors quelle solution?
Le suicide?L’insoumission?
Le calme ou la déraison?
Quand parmis tous les moutons,
Tu te sens seul, etranger,
A quoi bon lutter?Au fond du metro, le regard noir,
Tu hais ces gens, leurs sales histoires.
Les yeux fermés sur le trottoir,
Tu espères te reveiller
De ce cauchemar, qui en vérité
Est ta réalité, cruelle et sans misericorde.
Ce soir tu vas t’y pendre,
Quand tu en auras assez d’attendre,
Une main qui t’est tendue.
Tu pourras rendre cette âme corrompue,
Dont tu n’as jamais voulu.
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