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Sujet
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Quand j’étais un jeune inconscient
grand amateur de romans.
Les aventures de bob Morane
exaltaient mon pauvre crâne.Elles m’amenaient souvent en Amazonie
je n’aurais jamais cru finir ici.
Une chaleur terrifiante et accablante
nous fait mouvoir dans une torpeur lente.Ce matin j’ai été réveillé par un grain
de ceux qui tombent parfois sans frein.
La pluie a bien innondé la pelouse
le soleil a dardé dessus en blues.La chaleur humide s’est vite élevée.
J’ai compris que nous allions déguster.
Les ventilos distillent un air moite
la Guyane se tient verte et coite.Dans le grand manguier les iguanes
traînent leur panse et cherchent la mâne.
Par delà la clotûre des bananiers
tendent leurs longues feuilles striées.La radio débite les nouvelles locales.
La panthére a dévoré le chien d’un brésilien.
Un hélico passe,on voit ses pales.
Moi je pense à ce pauvre chien.Dans le chemin du fond passe une noire
au corps sculpté de rêves à croire.
Sous la chaleur dense les esprits se mélangent
mais ne nous prenez surtout pas pour des anges.La saison séche il faut la supporter
sans en sortir le cerveau trop fêlé.
Fin décembre arriveront les grandes pluies
la chaleur continuera c’est l’enfer vert ici.Tout ce qui ne tue pas rend plus fort.Nietzsche 😆
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