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Poème partagé par gentilprince – création poétique en ligne
Graines d’escargot.
Bassou est en bourgogne, les escargots sont de…
J’habite Bassou.
Oui, C’est un trou…
Pour le situer ?
C’est pas gagné…
C’est sous Paris
Sens puis Joigny.Oui, c’est perdu,
Vides sont les rues.
C’est un village,
Du Moyen Age.
C’est très tranquille,
Comme sur une ile…Non, j’exagère
Mais, c’est pépère.
Le temps s’écoule
Et il roucoule.
L’eau est courante,
La vie stagnante.Nous avons tout,
Même les égouts.
Rien n’est parfait,
Mais rien n’est laid.
L’Yonne le traverse,
Comme les averses.L’eau vient d’en haut,
Elle tombe à seau.
L’eau vient d’en bas
Et je vis là…
C’est très humide…
Je suis stupide.
——————————
Nos escargots,
vivent en troupeaux.
Des bêtes étranges,
Fruits de mélanges.
Un pied, deux cornes…
Drôles de licornes.Et nos limaces
Sont des voraces.
Elles sont oranges
Et tout, elles mangent.
Nos détritus,
N’existent plus.Les petits gris,
N’ont de petit,
Que le prénom,
Car non de non !
Ils sont géants,
Gros et puissants…Et les cagouilles,
Dès lors qu’il mouille.
Elles apparaissent,
Elles viennent et paissent,
Dans nos cultures.
Brisent nos clôtures.Bon… Oui… C’est vrai…
C’est un portrait,
Exagéré.
Mais, là, l’après,
Comment vous dire…
Est encore pire !Je continue,
Dans l’incongrue,
Dans l’inpeufou.
Préparez-vous !
Je prends l’accent,
C’est cohérent,Du paysan,
Dès maintenant…
Du cul terreux,
Ce sera mieux !
Vas-y, suis-moi,
C’est n’import’quoi.
——————————
Je n’sais plus qui,
Un jour y’m’dit :
-Que les coquilles,
Celles des filles,
Au fond des pots,
Drainent les eaux.Le même y’m’dit,
« Quel abruti ! »
-Que celle des gars,
Moulues en tas,
Empêchent les vrais
De rappliquer.Donc, moi, j’fais quoi,
Oui… bon… ben moi…
Ni une ! Ni deux !
Je crois l’affreux.
J’attends le soir…
Puis, dans le noir…Moi, J’vais pas fier,
Au cimetière,
Des escargots
Et bigorneaux.
J’vole des coquilles,
De gars, de filles.J’en vole dix sacs…
Quel beau fric frac.
Et au matin,
Moi, le malin.
J’en fais deux tas,
L’un, c’est les gars,L’autre, c’est les filles.
Leurs coquilles brillent.
« Quoi que vous m’dites ?
Hermaphrodite ?
Et Moi ! J’te prie !
D’rester poli !Non mais ! Des fois !
Pour qui, qui s’croit ! »
Donc…J’prends ensuite,
Mes pots d’terre cuite
Et j’pose au fond,
Les filles en rond.Puis, par-dessus,
J’mets du Quipue,
Moitié fumier…
Moitié lisier…
« Crénomdedieu !
Ca pouss’ra mieux ! »Et puis, des gars,
J’fais des éclats.
Moi, les coquilles,
J’les’escarbille.
En tout menu,
En résidu.Puis moi, j’les mets,
Dans l’potager.
« Bon… Ben… Tu m’crois,
Ou tu m’crois pas… »
L’année d’après,
Vers juin, juillet,Y’avait partout,
Un truc de fou,
Des p’tites goguettes
Qui f’saient la fêtes.
Des cagouillettes,
Sur ma moquette.Des limaçons,
En déraison.
Des escargots,
Plein mes sabots
Et de la bave
Même dans la cave.Moralité un peu débile :
Si les coquilles peuvent être utiles,
Celles d’escargots sont à proscrire.
Privilégiez les coquilles d’œuf.
Car les poussins bavent beaucoup moins.Voilà…
Re désolé.Thierry
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