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Poème partagé par ethiel – création poétique en ligne
Tu sais c’est un peu comme un cœur au fond de soi
Qui soudain se soulève et monte au bord des lèvres,
Pour retrouver son rythme aux tensions qu’il perçoit,
Mais qu’il reçoit parfois, faiblard entre deux fièvres…Tu sais c’est un peu comme un feu dans les poumons
Qui plongent en apnée quand l’air se fait si rare,
Et si peu respirable au milieu de ces monts
De pollution acide, aux vertus d’un curare…Tu vois c’est un peu comme un souffle qu’on retient
Pour ne pas s’envoler aux vents des montgolfières,
Quand on ne touche plus la terre et son soutient,
Mais qu’un moineau nous nargue, avec des ailes fières…Tu vois c’est un peu comme un mot au bout du fil,
Tout au bout du rouleau suicidaire où la langue
Fait silence un instant pour sonder le péril,
Mais ravale à la suite, une expression qui tangue…Tu vois c’est un peu comme un phrasé de muet
Qui ne te dira rien d’une bouche infertile
Qui cultivait son vide à l’art d’en être hué,
Mais qui t’emporterait, par une voix tactile…Tu sais c’est un peu comme un manège où les sens
Ont tant et tant tournés qu’ils perdent le repère
Commun et cartésien qui part en contresens,
D’une ivresse allégeant, un temps qui désespère…Tu sais tout ça ressemble aux marges des cahiers
Qui relataient jadis les murs d’une frontière
Honteuse et rutilante aux piètres écoliers
Qui rendaient des torchons, effaçant leur matière…Tu vois tout ça me semble aussi loin que pourtant
Hier traçait demain sur une trajectoire
Donnant des coups de pieds pour pousser le présent
Qui refusait déjà, d’arpenter son histoire…Tu vois c’est comme aller au devant des arrêts
Pour se rendre à soi-même et purger sa démence
De pleine solitude où tous les égarés
Se tiennent compagnie, dans leur coexistence…Tu vois c’est un peu comme abaisser le rideau
Qui ferme une boutique et cache une vitrine
Qui n’en peut plus des yeux lui tombant sur le dos,
Et qui appelle à l’ombre, un désir de feutrine…Tu sais c’est un peu comme une gomme au crayon,
Qui égraine à l’erreur d’une mauvaise mine,
Tous ces débordements formant le tourbillon
D’une pensée brouillon, que la peur achemine…Tu vois ça ne dit rien mais pourtant parle fort
Avec un sentiment plus clair qu’une lumière
Qui revient sur tes vers portant le réconfort,
De ma plume indocile, et fuyante en première…Tu vois ça ne dit rien comme un grand rendez-vous
Qui ne s’attendait pas, qu’on prend à la minute,
Dans une seule urgence à reconnaître un tout;
Un père aux poésies, d’une encre qui chahute…A Janov..
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