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Poème partagé par Tradescantia – création poétique en ligne
De la nuit qui décline
sourd une silhouette de nacreaucune heure vile
nul odieux contrat
ne préside à son allureelle s’émancipe
et croît comme une matinée
se fortifie comme mididans ses mains nivéennes
les yeux d’un homme
la dévisagentde gravir en gravir
elle étanche sa soif des altitudesl’élan continu de son éclat
aura porté le jourDe l’abîme qui la rive à son bord
montent les prémices du soir
et ce vent idéal
qui ni n’arrache ni ne lâchedans ses mains nivéennes
l’homme perpétue son sourirele corps dense des étreintes se ravive
avec la compacité de l’instant agrippésur ses mains qui vont floconnant
au-dessus de l’abîme
pèse son amourLes métamorphoses
d’un vol d’oiseau
épanchent et chantournent
l’ardente polychromie du cielà la solution du beau
l’image se délivre
s’en va comme une aile
à mi-chemin de l’impondérablele rouge escamoteur déjà
fait lui-même ses adieux
par le sombre qui s’étoileDans la fraîcheur du demi-sommeil elle attendra
que l’aurore en sa rosée
participe de sa lucidité en larmesTradescantia
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