-
Sujet
-
Sur l’bord de la terre
Nous étions quelques-uns
À cultiver les mots
Pour un meilleur avenirFallait être discret
Pour ne pas éveiller
L’odeur d’la poésie
Entre les rangs de céleriDans une famille de bras
L’esprit n’use pas l’outil,
du travail quotidien,
On le range au hangarOn se faisait dire
Qu’il faut trimer dur
Suer de bon coeur
Sans penser à s’nourrirNous, on pensait juste
À se nourrir l’âme
De la douceur du rêve
Ou des rimes du ventSur le bord du tracteur
Nous étions quelques-uns
À se couvrir le front
De chapeaux, de foulardsPour ne pas que les plis
De la divergence
S’expose au grand jour
Et trahisse nos penséesDans une famille de bras
C’est le soleil qui plisse
Le front et l’ciboulot
C’est l’moteur à l’ouvrageAlors, le soir, quand l’soleil dort
On sort notre encre et notre papier
Et on espère que notre engrais
Fera pousser des vers fleuris[font=Georgia]sylvianni[/font]
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.

