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Poème partagé par meldois – création poétique en ligne
Sur les bords des trottoirs, ces quelques voitures stationnées
Au premier jour de l’été où la chaleur réchauffa le goudron
Une fumée envahit l’atmosphère chaude comme un chaudron
Et des ouvriers casqués admirèrent une beauté en talon toute figéeSa robe bleue balaya les regards furtifs de ces mâles curieux
Son parfum embaumait les pervenches du marché près de l’église
Elle marcha et glissa certainement un mot doux sur un pare-brise
D’un automobiliste très chanceux pour un rendez-vous radieuxElle souriait à ces hommes qui arrivèrent avec une belle dépanneuse
Quand le conducteur arriva sur les lieux où sa voiture disparaissait
La fille de l’été lui dit de la rejoindre dans un grand hôtel très discret
Qui se nomma la « Fourrière » sans oublier de payer la fée heureuseArmée de ses contraventions dans un sac à main acheté vers l’Elysée
Où elle avait dansé comme un petit rat sur une scène de l’Opéra de Paris
Elle rêvait dans un tutu de devenir un jour une contractuelle à tout prix
Quand ses doigts de velours enveloppèrent un doux stylo à verbaliserAlain JANOCHA
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L'aiglon de MEAUX "
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