-
Sujet
-
Poème partagé par Mostafa – création poétique en ligne
Je foule cette terre
Glorieuse et légendaire
J’écoute l’histoire des pierres
Fantastique et extraordinaire
Je contemple ces beaux vestiges
Auréolés de majesté et de prestige
J’admire, émerveillé
La tour étêtée
Dont il ne reste que la moitié
Je tâte ses piliers
Hautement élevés
Fiers et altiers
Devenus décors désormais
Je visite le mausolée
Et reste bouche-bée
Sidéré et muet
Devant tant de beauté
Tant de grâce et de clarté
Tant d’art et de majesté
Tant de quiétude et sérénité
Tant de silence et de piété
Je veux m’agenouiller
Méditer et prier
Sous mes pieds
J’entends cette terre grouiller
J’entends cette terre crier
J’entends cette terre supplier
J’entends cette terre se lamenter
J’entends cette terre chuchoter
Il suffit de l’écouter
Elle a tant de choses à raconter
Tant de secrets à dévoiler
Des événements terribles
Des histoires horribles
Des tragédies indescriptibles
Des séquelles indélébiles
Cette terre ne peut plus se taire
Cette terre a tant souffert
Ne pouvant supporter son calvaire
Elle veut tout évacuer, tout extraire
Tout dévoiler, tout refouler
Tout vomir
Tout confesser, tout avouer
Tout dire
A celui qui sait lire
Les formes et les signes
Les écritures et les symboles
Les repères et les paraboles
La tour a mal au cœur
Elle a tant de rancœur
Tant de peine , tant de douleur
Qu’elle veut déserter cette terre
Où elle est plantée pour toujours
Pour partir ailleurs
De l’autre côté de la mer
La tour paraît altière et fière
Mais elle est aigre et amère
Construite avec le sang
Le labeur et l’essoufflement
La sueur et l’étouffement
La douleur et la flagellation
La peine et l’épuisement
La mort sans enterrement
Cadavres et ossements
Mélangés au pisé et aux pierres
A l’argile et à la terre
Devenus poussière
Corps entassés sur des corps
Pour bâtir une tour
Tour/cimetière
Quelle horreur!
Je foule cette terre
Et je sens
Et j’entends
Et je vois, pétrifié
Des guerriers sans pitié
Des territoires spoliés
Un fleuve ensanglanté
Des terres dévastées
Des enfants apeurés
Des hommes exploités
Battus, violentés
Des corps décapités
Des femmes violées
Des animaux effarouchés
Des entres affamés
Des yeux embués
Des veuves endeuillées
Des vieillards agenouillés
En train de prier
Tant de peine et de malheur
Tant de misère et de labeur
Tant d’efforts et de sueur
Tant de blessés et de morts
Pour ériger une tour
Qui restera dans l’histoire
Qui fera l’éclat et la gloire
La fierté et l’honneur
L’apothéose et la grandeur
D’un seigneur!
……………………………….
Tous droits réservés.
………………………………..
Agadir, le 29/1/2013🪶 Signature de la plumeMa vie n'est plus une barque dans une mer enrag?e
Et je ne suis plus le naufrag?!
...............................................................................................
Mostafa, point fat, seul, las, si doux, r?vant de sa mie!!!
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.

