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Poème partagé par sylvano – création poétique en ligne
Un beau jour, une nuit, même lac endormi,
Surgit un aigle blanc aux ailes infinies,
Du présent; comme si, archange protecteur
Griffonnait sur mon cœur un dessein de douceur.Enfin libre et lavé, sur ma peau consentante,
S’est ainsi recouvert de beauté… – Qu’elle chante! –
L’autre corps oublié; l’autre faiseur de pluie,
Crevant avec amour deux yeux couleur rubis.Ce n’est pas de ma faute, atteste la chanson.
J’étais bien trop petit pour pouvoir dire « non ».
Que l’on répète alors que : je n’y suis pour rien,
Si ce cou diamant bleu s’est glissé dans mes mains.Dis l’oiseau… Ô mon ange, à nouveau couronné,
Emmène-moi sitôt pour cueillir sans trembler
Les étoiles tombées dans un vers de poème:
J’ai le droit d’être aimé presque autant que je t’aime.Que de par les relents de son bec… Ô dégoût !
Je n’oublierai jamais qu’il a touché ma joue
Sans jamais l’alarmer; venant de nulle part,
Ce n’était pas un aigle… Un simple pigeon noir.À toi qui m’as souri avant de m’embrasser,
Toi que j’ai désiré avant de caresser;
C’est un « oui » surgissant, aigle blanc (cette fois)
Qu’en parfaite euphonie, je laisse entrer en moi."Le monde a soif d'amour : tu viendras l'apaiser." A. R.
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