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Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
Ses cheveux noirs tombant sur ses épaules nues,
Une jeune fille, allongée sur son lit, fixe une psyché ;
Comme Icare brisé par une funeste destinée :
Ses os brisés, son abdomen transpercé, triste tribut.Se souvient elle encore de ce sinistre septembre,
De son soleil radieux, de son premier amour,
Des odeurs du marché, puis de la pénombre,
Du choc de l’accident, que tout va à rebours.Que dans une seconde, la jeunesse peut aller vers la Mort,
Que le corps est fragile même si l’âme est forte.
Dans le reflet de son corps aux milles martyres
Qui peut voir son âme forte aux milles souvenirs.Mais ses bras, mais ses mains, mais ses doigts
Ont encore cette force, encore cette soif de vie,
Sur la toile blanche le fusain est habile,
Son esprit prend le large, ses couleurs font feux de tout bois.Enivrées par les capiteux parfums du jardin,
Par les eucalyptus, les acacias, les orangers,
Autour de son visage grave, presque Divin
Frida invente des mondes sauvages pour s’évader.Douce, forte Frida, âme des femmes mexicaines,
Le sang de Pancho Villa coule dans tes veines,
Tes amants par dizaine, de Rivera à Trotsky
Sous tes baisers de Llorana seront transis.
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