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Poème partagé par symphonie50 – création poétique en ligne
Il faisait bon, l’été s’étirait au soleil
Offrant son torse d’un vert velu aux abeilles
Mes pas foulaient l’herbe douce, encore humide
Vers la colline, j’avançais d’un pas placide
Quand ce grand arbre ébouriffé, majestueux
M’incita à activer mon pas paresseuxComme il était beau, digne, ce grand solitaire
Là… sur cette colline verdâtre, sa terre,
Sa sublime et indéfectible bienfaitrice
Et lui, sa rassurante ombrelle protectrice
Le temps les avait bien unis nouant entre eux
Une complicité, un non-dit bienheureuxLa colline m’appelait, je pressai le pas
Arrivée, je me laissai choir sous ses grands bras
La tête et le dos contre son torse gercé
Les yeux dans l’infini, un moment à rêver
Puis les yeux clos doucettement enveloppé
Par la magie du moment à vagabonderJe ne sais plus trop bien ce qui est arrivé
Je me suis trouvée debout à l’examiner…
Étrangement il était autre, différent
Je n’arrivais pas à y croire, ahurissant
Chaque branche était un arbre spécifique
Des conifères, feuillus, arbres squelettiques
Tout y était, un délice, c’était magique
Un grand tableau sphérique, une fresque unique
Qui se révélait me sortant de ma torpeur
Me laissant tremblante de l’âme jusqu’au coeur
J’ouvris les yeux et je sus au-delà du doute
Que cet arbre était ma vie, mon parcours, ma route
2012-09-17
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