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Poème partagé par jean-nol – création poétique en ligne

L’ attrape – silence.
———————S’ils savaient peindre,
Les chevaux,
Dessineraient leurs dieux,
Sous forme de chevaux !Il pleut toujours sur une mauvaise génération,
Et les esclaves, en graffiti, courent et crient,
Sous une pluie qui lave tout, sauf les mémoires,
Et qui installe, dans chaque vie, ses torrents de mélancolie.C’est comme descendre par les voies intérieures,
Semelles de plomb contre semelles de vent,
Marcher sûrement, vers une mer intérieure,
Dont le sel recouvre les plaies des survivants.Le chemin qui s’ouvre, part vers une nouvelle conception,
Plus n’est besoin de s’acquitter du mythe réaliste,
Le pressentiment, en objectif de turbulences et de passions,
Stoppe un cheval fou, fruit d’une imagination insolite.Et le silence s’installe,
Dans la véhémence de toute sa couleur,
Le tumulte de l’ultime dramatique,
S’estompe à la vie qui prend racine.—————————————————
Illustration : Cheval arrêté par les esclaves de
Théodore Géricault . 1817.
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