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Poème partagé par islander – création poétique en ligne
Le bruit de la mer me réconforte souvent,
sa lente musique répond à mes tourments,
et emporte les amers soucis turoniens
de mon sol pesant aux académiciens,voici que je marche à l’immersion des flots,
sans amertume aux redondances des gerzeaux,
bercé par un népenthès aux vertus marines,
l’alcaline messe, le vent dans mes narines.La mer tragique me console comme un enfant,
recèle l’ophiolatrie, rites profonds
où se régénèrent mes joies de vrai titan,j’aime l’écueil des mots, j’aime la mer torride,
elle apaise ma douleur d’amphytrion,
quand s’invitent dans mon coeur les livres fluides.petit lexique :
turonien : se dit d’un composant minéral du bassin parisien
gerzeau : petite plante
népenthès : breuvage magique dissipant colère, tristesse
ophiolatrie : culte, adoration du serpent
amphytrion : chef thébain, hote qui offre à diner.
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