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Poème partagé par Tradescantia – création poétique en ligne
Absence
ma cueillaison allume
ces trois petits feux parme
par-devant ton portrait
et l’encre au futur aubergine
qui s’est souvenue du parolier
sur un déchiré de papier vélinun vol onde le bleu pastel
les cryptides des frondaisons sont vivifiés par la brise
le couchant attise
je ne savais pas encore que tu brûlais si belle
dans une éclosion de corollesPassiflore
l’évanouie des négoces
sa grâce célère
passant les centiares s’anonymisantune tératologie de pervenche
ne sait croître en la roseur immaculée qui nuagel’escale herbue
ne corrompt d’aucun grappillage
son cinétique gobelin de clair-obscurla soif n’a pas d’empire
sur les réfléchissements scintillorhéiquesoutre-ouranocardie la fortune des pas
à en étoiler l’agenouilloir
où perdre l’exigu des cueillaisonsà travers la limpidité du souffrir
promesse de la chair au retombé de la gaze
les pistils noient leurs clous dans la poussière anémophile
et le tremblé des feuilles graffigne le silenceThyrse
des hurlantes farandoleuses qui sacrent l’excès
et enclosent les lacunés de la vengeance
jaillir avec la fraternité de l’éclair
dans la firmamentielle violeune opiniâtreté de tendreur se dévouant à verdir
parmi la fantasque crête d’angles
jardin d’iguanes où se désabuse un sanctuaire
reçoit l’arme affranchie de la plaiepartourdisseuse lenteur
comme le pampre roule ses spires
son mime galactique
effleurant le bris d’un visage
un impromptu de coupe se désensableà la colonne obliquée
qu’échancre la morsure foimentie
aspire l’accolade du lierre
et déjà l’aède où claire son feuillage
couvre le poudreux balbutieur de la parole gravéeDrakkar
à travers les os thésauriseurs
onde et pousse la partanceles angles hissés s’ouatinent
recomposant le carré qu’enfle le soupir absconsau risque s’épanouissant d’une mer innomée
par les intermittences de l’étonnement
oeuvre l’aiguadier troubadourles derniers photons vont solfiant
le linceul du sombre sereinen spirales se livre le vague
en parturientes arabesques
où se diapre le témoignage des rémigesun regard taillé dans le paroxysme du trépas
propose au dragon son foyer gemmalsa foudre satellise la lyre originelle
et continûment au-delà de leurs formes
les lignes silhouettent le charme explorateurd’angelicielles ailes
ajourent ses abordescentes verticaless’étoilent les transparences
dont l’orage lisère l’hémérocalleAngeliciel
D’errance
en errance
elle aura fini par natter
la plénitude de la nuitpour que toutes les branches
de la rose des vents
convergent vers ce grain
de flamme paraissantpour qu’il n’y eût
plus d’autre conséquence
que croissant
cet écho aliforme
des êtres de feu
dont la formule du vol
consume les pesanteursAméthyste
Où triste gésir cette intime pièce composée par le souffle
l’angle atramenteux des chansons d’étambord éclabousse la dénudation
cependant que les drisses recommencent par l’enluminure des voilages
l’émaciement aux fins d’offrir en cible les coronaires dresse la femme
passeur de vermois le faisceau arrive aux fermoirs du talisman de silice
Elle se sera coulée dans la transparence qui baigne les amnisties avec les courroux
une chute éploya sa bleuissure telle une chance d’alcyon
mais puisque la mer houle et déferle ses boissons mélancolieuses
c’est en aile que répute saoule la laisse longue qu’elle danse
au carat nouveau de sable en calcaire la fiducie appareille la paume
Le ruiniste des phares a donc pénétré l’exuvie de la foudre et sa culminance de sylphide
controuve le vacillé des degrés n’ayant pas désappris de gravir
limbique le sommet qu’infirme la constellation dilacérée
mais conculquer ainsi musicienne brute le bris de l’ancien guide
mène à cet elliptique écrin ouvré en coeur des chaos
Pour abyssal matin la lueur qui persiste jusqu’aux épouvantés
recompose des yeux dans un crâne obliqué
en faveur de son gabier les linéaments de la mâture envisagent un sel
comme au bond déjà il échoit le regard entrelace ses nages et va
les violaçant au long de l’engravement qui tressaille d’un sentiment de haleurs
Alcools
chrysolithe ambre rubis
alcools en livrées
oiseleurs des rayons ultimes
vagabondés dans la chambrepuis boire comme un ailleurs obombre l’étoile
gemmes et chagrins
fantômes et lueurs
ont kaléidoscopé le sangun flambeau de corail
que tigre un appel d’ivoire
brûle l’obscur
espaceur des destins constellés par le cielMatinales
I
Musique du dernier moment de lune
des vieilles pierres de safran tigré de sombre
s’exhale une voyelle comme météore
candide vélaire et lyrique
pour ajourer le bois brut des alphabetsdans l’orphelinat des batailles
je demeure sans plus d’oraison ni de haro
et les prononçants qui croissent à l’entour
n’ont plus de clair que cette tessiture des auroresII
Armistice
pour traverser l’ardoise pluviale des prémices
carquois et traits s’arquèrent
dans le poids émerveillé des sept couleurset vaguement sagittaire encore
un nuage abandonne la cible
au lilial vivier de sa métamorphoseIII
Le péridot des aurores
ta silhouette
esprit funambule
sur le premier fil de lumièreet ce soupèsement déjà
du sens verdoyé
où feuille l’éveilmais nulle chute
ne le thésaurise
et l’obsessif abîmesertit le péridot grandissant des aurores
Perdre les gemmes
l’instinct héliophane
de toute sa contention de rose lactescente
mamelonnait le ciel maculé de la courparmi l’épars nébuleux
allait cousant l’imminence de sa vanitéun angle de la table
était épanoui par ce long verre
qui limbait le liquide diamant de la lumièreor l’alchimie féline
l’énergie pour que dégorger
après la minute oscillée des paroxysmaux bords
sertisse dans l’indemne la béancel’inéteint réfugié en prunelles
extraites du prélassement
se mue en regard
qui atteint aux vantaux de turquoisejusqu’à ces prémices de fuligine
où se réunit et navre le mouvement de la bêtepar un forjet d’arbre et de toit
sur une brève traverse de silence
au profond du retroussis de l’extase
n’a de cesse de cambrioler la croissante pénombrePrémiciel
Dès lors
ce sont à ce point claires
des montagnesleurs lilas et bleu pastel
indolente diaphanéité systaltique
confessant l’immatérielil y a pour l’étoile ce soupir
qui apièce des éclatsle vol vêt le blanc et le noir
aux fins d’essayer l’altitude
et de tracer à même l’illimité
l’audacieuse synchronie d’un paraphe et de son effaçurenul pronom personnel
n’est tenu sous le joug
du prédicat nucléant pleurerpourtant seule
la première larme
confirmerait le monde dans sa sourcemer jaune
passante de la pierre
qui obombre les heures mutinées
méticuleusement la cendre s’enquiertl’hélianthème calligraphe
l’encharme de l’inflexion chèrele poème obsessif
qui t’épeura jusques aux neiges funérales
te silhouette désormais
dans tous ses chantournements du diciblesans offreuse les florilèges larment en ors taciturnes
le mot inexplorable
et la languissance des trouveurs
élongent de silence
les lèvres des proues abyssalespar maint brisant de foudre
s’inaccomplit l’été d’absenced’un sablon empreint de nos confiements
se recompose le fileyeur paternel de tes ailleursoh ! siller
où blondoie la poudre accalmie
de nos traverses fromentalesPasserose
alors que le quadrilatère de luisance
dirime les disputes qui murent
va désagrégeant ses angles
sur une mince eau bleu diaphane
contre un rivage imitateur
le pétale de paresse ne laisse pas que de folitrépasserDésormais les dimensions
par le pluriel du bouquet suppléées
imprègnent la robe du partirà la ville des moments
soustraire une carène
et inventer la mâturedrisser le drap d’anémone
épargné par le pas d’air apte à l’avant
l’aiguail qui empêchait que le joaillier ne disposât ses rangs
guerdonne en apiéçant toute une mer argonautique
avec la quintessence de ses symplégadesinépuisable cueilleur de l’étrave
son geste dérubane les hautes tiges
pour que fleurisse le renoncement
aille s’exhalant la dériveles corolles translatent la tempête en leurs moires
de delphines épures attestent l’anthologie du calme
le météore affin ose pâlir un septième de son arc
une pensée encor pertuise sa gangue posocardique
et permise pur accueil épanouit le corpsil arrive une nuit de sécession
dont n’est plus obombrée la franchisseuse de satinTraversante
avec l’ombreuse étoffe qui divise
la béance de l’épicerie
bombe le rose
mystifiant le degré de l’effaçurela robuste mémoire
confirme sa carène
et l’houache staminéedes corolles
enfuies de la cueillaison argonautique
muent le naufrage en jardinentre les colonnes du pavillon
la quintessence de l’escale
grâce au rosier s’ogivant
et l’île déborde le fugace et le récréede turbides débits
embouent et ambrent l’inépuisable de la meret cette passation d’inconnus au marbre noir
cette proue calligraphe afin que ton nom se dore
qu’y pourra l’ancre pétrée
qu’ayant ouvré la symétrie des rugisseurs
perla le rite éploré ?…si des mains étoiles
les surmontent encore de leurs bouquets hissés
dans la risée viride d’outre-chairTradescantia
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