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Poème partagé par CALIJO – création poétique en ligne
Tout est si beau, près de nous qu’on le ne voit plus.
Frontière séparant le fleuve et les cultures,
Varice de la terre au sang coagulé,
Sous l’océan céleste ou l’espace étoilé
Le môle peut conduire un peintre aux aventures.Entre friches et bois, entre ronces et grains,
Rutilante blancheur la pierraille s’avance
Et déchire la toile en lambeaux de brillance
Des horizons brumeux si proches et lointains.Lorsque se rompt parfois l’écharpe de verdure,
Que libre le regard se perd en profondeur,
Des trous d’onde essaimés par quelque créateur
Font de petits miroirs posés sur la nature.Une cendre évolue en cercles, lourdement :
L’oiseau cherche la rive avant qu’elle ne s’assèche
Pour devenir, l’instant précaire de la pêche,
Une pièce de marbre extraite finement.Un vent léger s’amuse à retrousser la robe
Des vieux saules assis dans l’onde gémissant,
Fait onduler les blés et ses taches de sang
Et jailli du néant dans l’azur se dérobe.Une fugue dans l’herbe, un accord sur le bois,
Le chant qui retentit, la clameur qui s’élance :
Tous les bruits sont ici les amis du silence
Et s’unissent concert de cordes et de bois.Un soleil de bien-être illumine les nues ,
Le Bonheur est fidèle à la simplicité
Et même si banals sont ces portraits d’été
Ils éclairent l’Esprit des âmes ingénues.Pourquoi chercher si loin d’exotiques lueurs ?
Alors que son vitrail est fleuri de promesses
L’Homme cède à l’attrait de distantes richesses
Sans voir que ses abords sont empreints de splendeurs.
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