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Poème partagé par Noel-Opan – création poétique en ligne
Quand se meurt le poète
Quand il aura fini de saigner par ses pleurs
Anonnant de ses mots tant de joies et de peines
Cet homme, à l’infini, recevra plein de fleurs,
Et de sobres hameaux lui diront des neuvaines.Bien sûr de son vivant, sans l’aide de rengaine,
Sa verve d’écrivain s’exprimait dans l’honneur.
Sans brocard captivant mais soignant sa dégaine
Il répétait en vain ses appels au Bonheur.Dommage que la mort soit rampe de respect
Quand, las, les temps de paix enterrent le prestige.
Il est vrai que le sort a souvent du toupet.Poète au bel aspect tu laisses en vestige
Ton âme si sensible et ton port d’entraîneur.
L’Amour est indicible et n’est point chicaneur.
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