-
Sujet
-
Poème partagé par BOUCHARBA – création poétique en ligne
Te voilà revenue de si loin hirondelle
M’annoncer le printemps, bruissement des amours.
Mais un jardin flétrit dans mon cœur citadelle
Comme Leila, hélas, n’est toujours pas de retour.Ainsi donc tu reviens par ce jour monotone
Te nicher sur mon toit teinté de solitudes,
Traversant des pays où sévit l’âpre automne
Pour fuir l’hiver prochain sous d’autres latitudes.Ah si tu sais ma vie cher oiseau migrateur,
Tu irais au désert hurler mille Leila
À en crever l’oreille au silence rongeur
Qui sape ma raison et mon être si las.Leila m’avait aimé, elle était ma muse
Et, pour elle j’écrivais les mots de ma folie.
Notre gaie passion a pris la voie confuse
Qui mène aux océans de la mélancolie.Elle est partie un jour comme toi hirondelle
Vers la terre sans nom où elle est inconnue.
Mon attente vieillit et mon amour l’appelle.
Saurais-je un jour mon Dieu ce qu’elle est devenue.Amie, si tu savais la lourdeur de ma peine,
Tu iras toi aussi à cet espace maudit
Défaire mon destin et retrouver ma reine
Car sans Leila l’amour me serait interdit.
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.

