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Poème partagé par kernanet – création poétique en ligne
Le Sceau des poètes.
Entre nuit et jour, devant le miroir du savoir, une muse.
Atmosphère du passé, silhouette d’aujourd’hui.
Pour la protéger des chimères, des lumières éphémères.
Pour l’éloigner des marchands du temple, au delà du silence qui brûle ses idoles, autant qu’il les adore.Dans ses serres, sans la blesser, un aigle royal l’a emporté.
Dans son aire romantique, porteur de la mémoire protectrice du grand lettré, le bel oiseau avec douceur l’a déposé.
Accompagnée de son talent, avec pour seule visite l’âme de ses maîtres, amie fidèle l’interprète s’efface, l’auteur prend place.
Une posture de monarque, ailes déployées, le magnifique rapace, perché sur l’épaule de l’artiste, offre au talent qui, inlassablement compose encore et toujours, ses plus belles pennes.
Dans l’ombre du savoir, à l’ombre du ramage, la muse exige le meilleur et même davantage, au prix de jours sans fin, de nuits sans sommeil.
De l’autre côté du miroir, le silence s’impatiente, réclame son retour.
La nuit se retire, le jour se fait conquérant, dans un élan de légèreté et de puissance, l’aigle royal s’envole vers d’autres horizons mystérieux.
Amie fidèle l’auteur s’efface, l’interprète prend place.
De l’autre côté du miroir, frappé par l’émotion le silence c’est tu.
Parée de lumière et de sagesse, entre ciel et terre comme la légende indienne, la muse sans le briser, ce n’est qu’un au revoir, traverse l’espace.
Sur son épaule, trois lettres entrelacées, n’en faisons pas mystère, trois B,
Le sceau des poètes.
Kernanet
D'une succession de mots naissent des phrases qui font des histoires de tout et de rien...."Alain"

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