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Poème partagé par Tradescantia – création poétique en ligne
D’or
et d’écarlate
la patience des dragons
sur le vieux bateau
dont l’amarre frissonneau loin
l’infinie besogne des hommes
ferre et balafre et cerne
les îlesmais
ce soir ou demain
les dragons et moi
avec nos yeux grands ouverts
de n’avoir rien effacé de toi
ce soirou demain
nous les passeronsnous rallumerons la mer
d’écarlate
et d’ornous graverons ses eaux
du trait toujours recommençant
où miroite l’amouret pour faire le voyage
plus certain
comme plus ravissant
nous aurons mis la mort à la barreLa chambre d’à côté sera-t-elle aussi imagière ?
le plus invisible du cristal
d’un écrin aura fait son oiseauindéfiniment descend
mûre clairière agnosionaute
le parsemis du thrèneles épiphanies bondissantes
des frondaisons d’aérocolie
ondoyances de pelages et de rémiges
où poïkilaètes et lions-embruns
s’émancipent de l’antienne du griffon en ensoufrant
les brisées de la licorne les olifants de la désinence
n’auront connu de cesse que ne soit compromis
le quadrangle que lucarne l’entrebâillementde la jaguarescence que tatoue le platine
comme une tératogenèse d’amants
le nombre duel d’un vinaigre va
pénétrant un lattis qui a léopardé un plafonnierun étale quand l’album le dispute à l’adamantine eau
vient couronner le fruit qui ne sait plus nourrir
et le loup des renvois a rejoint la diablocardie des cruorsqu’émargeront les véhéments météores
qui dénient à la cime la passée de son théâtre
si préludent aux néphélécorolles d’un verger
dans l’aplomb du faisceau
fissile trobaïrits des traits d’iris
les solfèges des poudrescences ?…Tradescantia
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