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Sujet
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Je l’aperçois au loin qui fait sa promenade,
Tirant un maigre chien, autour de l’esplanade.
Sur son passage on dit, en guise d’oraison
Et sans autre détour, qu’elle a perdu raison !Car un matin de juin, soudain sans crier gare,
Ils sont tombés du ciel pour bombarder la gare.
Avec un bruit d’enfer, aveugles mais puissants,
Ont visé le dépôt, les moteurs rugissants.Qu’importe les soldats, qu’ils soient de Germanie
Ou bien de la lointaine et belle Virginie,
Car l’obus est sans flair et déchire la peau,
Au nom d’un idéal, d’un quelconque drapeau !« l’objectif est atteint, bonne fut la tactique »,
A dit le colonel venu d’Outre-Atlantique.
Mais au sol un enfant, brisé comme un pantin,
Sous les yeux de sa mère, agonise au jardin !Maintenant braves gens vous connaissez l’histoire
De cette pauvre femme et l’amère victoire !
Car, de barbares hier, les Teutons ennemis
Sont désormais, ce jour, nos plus tendres amis…
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