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Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
Comme tu as déçu ton père , sévère industriel ,
En refusant de suivre le chemin tout tracé ,
Tu ne voulais pas couper tes ailes
Suivre le chemin qui t’était balisé.Tu n’aimais pas beaucoup l’école ,
Dans les romans de Vernes et de London
Tu t’évadais de cette sinistre geôle ,
Les Frères et leur latin te filaient le bourdon.Que vas tu faire de ta vie, demandait ton père
Cordonnier, vagabond, chanteur tu répondais
Mon pauvre jacques tu me désespères,
Soupirait il le jour où vers Paris tu montais.Comme elles furent difficiles ces premières années,
Tu deviens professeur de Flamenco,
Ta première partie à l’Olympia tu n’as pas de loge,
Tous les jours tu manges de la viande enragée.Puis à force de volonté arrive le premier succès ,
Quant on n’a que l’Amour à s’offrir en partage
Brise les silences, éloigne les orages ,
Tu deviens chanteur de variété.Sur la scène tu déménages, immenses personnage.
Ton corps vit toutes tes chansons, vibre de passion,
Les foules s’envolent durant ton tour de chant,
Les applaudissements tonnent comme milles orages.Tu chantes Mathilde, La Fanette , les biches ,
Tu leurs offres des bonbons, dansent avec les flamandes,
Rêves à ta cousine Rosa, dans la file tu es le suivant,
Ne me quitte pas en dernière supplique.Tu es le moribond, sa dernière chanson,
Tu es le temps immobile chez les vieux,
C’est ces gens là le potage du soir,
Tu es le bourgeois gras comme des cochons,
Tu es Zangra, Don Quichotte, Les rêves furieux,
Tu es Amsterdam, le Plat Pays de tes aïeux .Puis un soir tu quittes la scène en pleine gloire ,
Bowie reprend Amsterdam, vers les Marquises tu pars,
L’Olympia pleure de tout son cœur ton départ
Voir un ami pleurer file toujours un coup de cafard.Tout se termine avec cette pochette bleue
Le crabe t’a rattrapé aux douces Marquises,
Jaurès , Orly, les remparts de Varsovie, les Marquises
Testament sonore pour tes frères les hommes.
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