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Poème partagé par sylvano – création poétique en ligne
Un peu moins perdu mais toujours solitaire,
Il croisa dans les airs
Le regard légendaire
Du plus grand des oiseaux :
« Que fais-tu, jeune humain, à guetter les moineaux ? »
L’homme répondit aussitôt :
« Je cherche en vain mon ultime liberté,
Celle que la nature nous a jadis attribué.
Dis-moi, ô grand condor, sauras-tu me conseiller ? »
L’oiseau sourit,
Se posa près de lui,
Ravi de célébrer le message de la vie :
« Bien sûr, jeune humain, écoute mon histoire,
Abandonne tous ces rêves que tu appelles espoir.
Et vis, respire ce beau matin comme si venait le soir. »
Éclairé par cette chanson,
L’homme sans nom
Ferma son troisième œil, fixé vers l’horizon,
Sa bouche sceptique reprenant le dessus :
« Merci, mais de quoi parles-tu ?
N’y a-t-il rien de bon à penser l’inconnu ? »
Agacé mais dévoué,
Le condor aux ailes fatiguées
Reprit le fil de sa pensée :
« Je me moque bien de croire,
De danser la foi des hommes dans vos tristes miroirs.
Regarde-moi, jeune humain, je suis mon seul devoir ! »
Envieux de cette morale,
L’homme interpella l’oiseau sur la question du mal :
« Mais alors, ô condor, la liberté n’est qu’animale !
N’y a-t-il rien pour moi, qui suis loin de tes frères ? »
Alors l’oiseau lui offrit une larme en guise de prière :
« Désolé, jeune humain, mais pour toi, la liberté sera l’enfer… »"Le monde a soif d'amour : tu viendras l'apaiser." A. R.
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