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Luchon-Bayonne 2012. Randonnée vélo.

  • Ce sujet contient 2 réponses, 2 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Avatar photojaicemail, le 07-07-2012 17:34.
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  • #2622779
    Plume de platine
    ★★★★★☆
    Avatar photojaicemail
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      • Réponses: 2205

      Poème partagé par jaicemail – création poétique en ligne

      REFRAIN

      Forte pente et peu de watts-heures,
      Salut ! Agur ! Hola ! Hello !
      On me dépasse, je demeure,
      En Luchon-Bayonne à vélo.

      INTRO

      Amis, voici selon l’usage,
      Au fil du temps de mon compteur,
      Compte-rendu d’un grand voyage :
      « Luchon-Bayonne » du Conteur.

      Vous y verrez que par temps triste,
      Deux fiers inscrits en « randonneurs »,
      Furent mués en vils « touristes »,
      Par l’eau et le froid suborneurs.

      Vous y verrez deux défaitistes,
      Risquant lazzis et déshonneur,
      En résurrection duettiste,
      Ramener Brebis en douleur.

      DEPART LUCHON

      Samedi, au coq de sept heures,
      Nous quittons pour le haut, Luchon ;
      Entre mes pattes antérieures,
      Mon vélo et mon baluchon !

      Peyresourdes, première pente,
      Des hidalgos comme l’éclair !
      « Vamos ! » J’arrive à huit heures trente ;
      Dur dérouillage au matin clair.

      Stop ! Un ami dans la descente !
      Une sirène au corps cyclo,
      Prit son attention indécente :
      Ne vit gravier, perça sitôt.

      Arreau est là ; j’attends neuf heures ;
      La pharmacienne a de l’onguent,
      Et pour ce sujet qu’on effleure,
      Elle prend son temps, y met des gants !

      COL D’ASPIN

      De ce matin, viennoiseries,
      Dans les lacets du col d’Aspin,
      Vont me faire chinoiseries ;
      Aussi je mange un bout de pain.

      J’évalue les gens qui me passent,
      Fringants, causants, soufflants, alpins !
      Au moins trois cents, et avec classe,
      Et poudre de perlimpinpin !

      Le col d’Aspin à Dix heures dix,
      « Classique » ravitaillement :
      Quartiers d’orange et pains d’épice,
      Et de l’eau, généreusement !

      « – Comme prévu steak à Payolle ! »,
      Et puis non ! J’y passe bon train ;
      Si Tourmalet fait fesses molles,
      Alors j’y rongerais mon frein.

      TOURMALET

      Dans le dur des pare-avalanches,
      Alain m’invite, « – arrêt, mollo » ;
      Nenni ! Je veux voir où je flanche,
      Jusqu’où… sans tomber de vélo.

      Annapurna, premier huit mille :
      « -Si j’arrête qu’est-ce-que tu fais ? »
      « -Je continuerai(s) seul, Mimille, »
      Si j’ai mis l'(s), faut le biffer !

      A La Mongie une motarde,
      Là, massée sur sa motoski,
      Prévient : « Faites gaffe il mollarde ! »
      Confondu, le lama se rit.

      Dernier lacet, à l’équilibre,
      Je double un grave compagnon ;
      Quelque passionné de vol libre,
      Qui redescend à reculons !

      Tourmalet, la dernière rampe,
      Six à l’heure… Ne pas tomber,
      Je me dresse ! Aie ! Aie ! Une crampe !
      Ouf ! Arrêt ! Treize heures ! Comblé !

      Je vais manger avec délice,
      Il est écrit « du chaud en plus » ;
      Quartiers d’orange et pains d’épice,
      Et un brûlant soleil inclus.

      SOULOR ET AUBISQUE

      Alors en route pour l’Aubisque,
      Et voilà Argelès-Gazost ;
      Un ambulant : hot-dog et bisque ;
      Arrêt buffet, puis je gaze hot.

      Dix sept heures vingt, Soulor ! Oh hisse !
      Subitement la pluie, le froid,
      Quartiers d’orange et pains d’épice,
      Soupe chaude, ventrèche ! Ouah!

      Et puis l’Aubisque de « Oh ! Marre ! »,
      Mer de nuage en noir et blanc,
      Freins en bémols et en bécarres,
      Dans la descente en guidonnant.

      ETAPE DU SOIR

      Je n’ai pas de veste isotherme ;
      A dix huit heures trente à Larens
      Je décide de mettre un terme
      A mon option de « Randonneur »

      A mon compagnon d’infortune,
      Je laisse choix ; faible toison,
      Et lui aussi croit opportune,
      Une étape à Louvie-Juzon.

      PETITE MORT

      Ô nuits d’orage jouissives,
      Quand on est lové dans des draps !
      Puis dans des lueurs bleues progressives,
      L’aube claire nous tend les bras.

      Il faut rentrer, mais rien ne presse ;
      Neuf heures, on pointe à Oloron ;
      Quelques arrêts pour mal aux fesses,
      Pâtisserie, tarte au citron !

      On a perdu notre challenge,
      De terminer pendant la nuit,
      Mais le ciel basque et la mésange,
      Dans le soleil, chassent l’ennui.

      RESURRECTION

      Et soudain, San Miguel l’archange,
      Vient au secours des deux nanars :
      Pour « Bayonner » dans la louange,
      Nous confie job de Saint Bernard !

      Alain fuit en chasse-patate ;
      Soudain, plus haut, tout gravissant,
      Fière, dressée, faible patate,
      Une Cyclo se raidissant !

      Allez, c’est fait, je l’accompagne,
      Je ne peux la laisser périr ;
      Risquerait-elle un basque en pagne,
      Aux castagnettes à férir !

      Elle semble avoir de la ressource,
      Pédale rond et assuré ;
      Seul, le moral veut fuir la course,
      Il suffit de le rassurer.

      Je bavarde, elle fait l’autiste,
      Répondant par halètements,
      Comme on acquiesce à son dentiste,
      Geignant sur ses émoluments.

      La Dame est de Haute Savoie ;
      Mais d’Astaffort, le chanteur doux,
      Pour y dormir, devra faire voie,
      Par l’Izoard et le Ventoux !

      Hélas ! Je ne peux plus séduire !
      Car Alain planque à Hasparren,
      Il nous rejoint et veut conduire,
      Lui, jeune et beau et presque zen !

      Seize heures trente et c’est Bayonne;
      Pédalant machinal, mental,
      C’est fait ! Elle exulte, elle rayonne !
      Fini le périple létal !

      Dans la pénombre de la douche,
      Des gouttes tombent sur mon dos
      C’est bien l’archange qui me touche,
      Il pleure, ému du commando.

      PERORAISON

      Plus de sept cents machos cyclistes,
      Pour quelques dames seulement ;
      Dès Luchon ils sont sur leurs pistes,
      Dents au guidon et feulements.

      Arrivés Bayonne en soirée,
      Passés trop vite, ont rien trouvé ;
      Et l’Adour à vague moirée
      N’en finit pas de se marrer.

      Randonnée des 30/06 et 1/07/12
      inscriptions « randonneurs » (1 jour) et « touristes » (2 j).

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      • #2848326
        Modérateur
        Avatar photoyoledelatole4
          • Sujet: 4281
          • Réponses: 56545

          J adore et c est peu dire un vrai voyage et moulte péripéties
          Un régal a lire
          Bravo
          Amitiés
          Yohann

          la nostalgie est un bouquet de fleurs enfoui au fond de votre coeur , qui vous embaume quand remontent les souvenirs du bonheur , yohann
        • #2848365
          Plume de platine
          ★★★★★☆
          Avatar photojaicemail
            • Sujet: 636
            • Réponses: 2205

            Merci Capricorne, ne dit-on pas que « les jeux de mots laids fatiguent les gens bons ». Mais quel régal qu’un jambon de Bayonne même fatigué !
            Merci Felinelove, Yoledelatole, Ortiaz.
            Merci de m’avoir un instant accompagné dans cette agréable randonnée.

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