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Poème partagé par Tradescantia – création poétique en ligne
Lumen
J’aurai laissé sur la luxuriance
des arabesques lilas et parme
qui couvrent le litdans un flammiforme ajour
de l’écharpe
qu’elle a nouée si souventune photographie
de Mademoiselle LIN
qui sourit un poèmeOsseuse
mon hôtesse et
versatile
est retournée
en mon absence dusecret de
son escapade
Le soir dans ma chambre me révèle
ma table qui folliflambe
d’une girandole en miniature
de disques et d’ovales
orangés et brun roux
fusant de la translucidité
d’un rose marmoréen
Célèresdes rayons
sont
javelés
par la nuit
Au coeur d’un quadrangle de la bibliothèque
le florilège dont j’époudre les tranches
avec la pulpe focale de mon index
va dorant ses réfléchissementsMademoiselle LIN
Je ne sais si
c’est le souffle d’un mot que
j’aurai prononcéqui remue ainsi
zéphyrien
au-dessus de la table des repasles feuilles indigo
pareilles à des ailes de papillons
que retiennent d’insoupçonnées tigelles. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Après que tu eus éprouvé une parole
qui te fut évocatoire
tu seras passéeet tu as laissé de ton vol fugace
étranger à la chair des yeux lugubrement sursitaires
cette empreinte qui n’en finit plus d’oscillerincalculables prolongements de mes sentiments pusillanimes
Mes yeux
dès lors mes yeux
des plaies appariées
qui passent le pleuren coule le réel
si liquide
la ville
lignes
et couleurs de sel
rôdent
dans toute la transparencesi marines les visions
ce ressac de boutiques
ce poudrin de passants
cette hauture de jaisconfluées les effusions de ton absence
Tradescantia
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