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Poème partagé par Tradescantia – création poétique en ligne
Lumière saignée
juste au-dessus
du rempart de nuage
l’étoile
comme une assiégée
ininterrompus
ses traits
partout
les meurtrissures
éblouissantes
du verre
de la route humide
partout
à la pupille éperdue
ce lac immobile
de platine et d’or
mais
l’ombre
conquérante
déjà
boit sa coupe
de crépuscule
L’adieu
on me demanda
de clore ses yeux de ciel
mes mains y devinrent des oiseaux perdusPoète
Lune trouble
comme n’en finissant plus
de se couler
dans la ténèbre
Et le ladre patiente
toutes ses plaies
en pleurs
à l’orée du sublime
des ruines végétales. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
J’y marchais soudain sans savoir
si j’avais bifurqué
J’y marchais sans peser
la séduction des délinquances
Il s’était fait cet interstice
pour distancer sans axiome
la soif du liquide érosif
qui change la coupe en soif
Parallèle à mon souffle
une musique infime
des voyelles des consonnes
mes empreintes sur la voie
que neige la retrouvaille
Tradescantia
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