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Sujet
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À peine un an et demi, et tu sors de ton lit,
Pour te mettre debout.
Tu choisis l’équilibre, pour te sentir libre,
Ne plus vivre à genoux.En direction du ciel, et moi j’ai fait pareil,
Tu as tendu les bras.
Les étoiles ont souri, en te voyant grandie,
Pour la première fois.Tu découvres pieds nus, l’herbe juste tondue,
Une sensation nouvelle.
Des petites choses piquantes, et toi à peine méfiante,
De la Nature qui t’appelle.Ancré sur mes deux pieds, je ne fais qu’observer,
Et en admiration,
Papillon sur ta joue, une fleur en bijou,
Mais par procuration.Oh toi, tu en as de la chance,
D’avoir encore l’insouciance,
Un héritage de la naissance.
Oh toi, garde toujours de l’enfance,
Le souvenir de l’innocence,
Et de ce qui fait sens.On t’oblige à t’asseoir, en face du tableau noir,
Pendant quinze ans au moins.
A plier sous le poids, d’un cartable hors la loi,
Qui ne t apprendra rien.Si l’école de la vie, elle s’apprenait ici,
Au milieu des vieux chênes.
Sans téléphone portable, de discours imbuvables,
Où dieu n’est que légende urbaine.C’est tout le poids du monde, ombre sourde féconde,
Qui nous met à genoux.
Devenir maitre absolu, unité dissolue,
C’est le crédo des fous.Quant à toi ma belle, si tu veux être celle,
Qui brisera les lois,
Redresse-toi sur tes jambes, et va courir les landes,
Qui n’attendent que toi.Alexandre
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